Synopsis

Los Angeles, un jeune homme taciturne fait de la conduite à ses heures perdues pour les gangsters qui ont besoin d’être transporté par un expert. Le contrat est simple : Il ne veut rien savoir de ce qu’ils font  et une fois qu’ils sont montés dans la voiture, pendant 5 minutes il fait tout son possible pour leur éviter d’être pris par la police et tâcher de les mettre à l’abri. Les 5 minutes écoulées, il ne les connaît plus, et les laisse se débrouiller seuls. Le jour ce conducteur hors pair est mécanicien pour Shannon ancien truand reconverti dans un garage, il fait aussi des cascades pour des productions hollywoodiennes. Mais ce dont Shannon rêve c’est de mettre son jeune employé derrière le volant d’un bolide de stock cars et de faire des compétitions. Il a besoin pour cela d’un financement. Il demande ce financement à Bernie Rose mafieux qui l’a rendu boiteux quelques années auparavant…

 

CRITIQUE

Film techniquement et visuellement parfait.

Tout y est soigné : La photographie, la musique, le choix des  décors naturels de Los Angeles et bien entendu la réalisation.
Mais alors pourquoi suis-je sorti du visionnage de ce film un peu frustré?
Peut-être à cause de la banalité du scénario qui de ce côté n’innove guère.

La trame tirée d’un court roman de James Sallis, est adaptée par Hussein Amini et la partie dialoguée est sérieusement élaguée au fur et à mesure du tournage par le réalisateur et le scénariste. Rendant l’aspect taciturne du personnage principal plus flagrant.

Les scènes de violence sont pour certaines un peu « gore ». Cependant elles sont peu nombreuses mais très bien emmenées dans le récit par une montée en adrénaline subite.
La scène de l’ascenseur ou dans le night club. La plupart du temps elle se fait à l’arme blanche, marteau, couteau, rasoir. De la violence mafieuse dans sa splendeur froide.

Je regrette aussi une fin qui joue sur les émotions nous faisant croire une fin dramatique, pour finir en happy end au forceps. Histoire de contenter tout le monde.

Le casting est plutôt réussi. Si Ryan Gosling fait un peu « poseur » du fait de sa belle gueule.
Carey Mulligan et Christina Hendricks sont superbes. La première dont le destin semble être d’aimer des types hors-la-loi est à la fois belle et touchante.
Bryan Cranston en garagiste boiteux qui n’a pas coupé le cordon avec la mafia malgré le prix qu’il a payé fait aussi un grand numéro.
J’ai été moins convaincu par Ron Perlman sur le coup.

La musique de Cliff Martinez est discrète complètement effacée par la musique pop techno qui passe dans la voiture. Le morceau « A real hero »  de College étant une vraie perle.

 

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

La scène dans l’ascenseur où l’on passe du baiser à la violence la plus folle à coup de poings et de pieds. Grosse scène choc qui paradoxalement annonce une banalisation du film.

L’ANECDOTE

Budget serré pour ce film financé avec 15 millions de dollars. Le même montant que « L’arme fatale » (« Lethal weapon« ) 1987 de Richard Donner. Avec l’inflation des coûts de production 24 ans plus tard, cela fait un budget un peu anémique.

NOTE : 15/20

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