Synopsis

Londres années 1950, Harry Fabian vit avec Mary Bristol il fait le rabatteur de client pour Phil et Elen Mosseross qui tiennent un club. Harry Fabian est sans cesse poursuivi pour des dettes que Mary efface au fur à mesure que Harry les lui présente. Harry rêve de bosser à son compte. Soit en investissant dans un cynodrome ou tout autre business. Jusqu’au jour où il rencontre un lutteur professionnel nommé Gregorius. Harry n’a plus qu’une idée obtenir le monopole de l’exhibition de lutte à Londres. Mais pour cela il faut qu’il trouve 400£. Il va voir les Mosseross qui lui disent que s’il trouve 200£ ils rajoutent les 200 autres. Harry écume le Londres des bas-fonds main n’obtient pas un penny. Elen Mosseross veut bien lui donner les 200£ à condition qu’il lui obtienne une autorisation d’ouverture d’un club fermé administrativement….


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CRITIQUE 

Jules Dassin s’exile en Europe poursuivi par le McCarthysme dont  la commission des affaires anti-américaine, folie paranoïaque qui frappa les Etats-Unis fin des années 1940. Jules Dassin (déjà dans le collimateur de l’HUAC) dénoncé par Edward Dmytryk comme membre du parti communiste est contraint à l’exil.

Il tourne à Londres « Les forbans de la nuit » pour honorer un  contrat avec Darryl F. Zanuck.

Ces tracasseries ne l’empêchent nullement de signer un grand film noir.

Tout d’abord Jo Eisinger qui a signé le scénario de « Gilda » (1946) de Charles Vidor, en a écrit ici un tout aussi grandiose. Il sacrifie le personnage tenu par Gene Tierney mais le personnage interprété par Richard Widmark toujours à courir soit poursuivi par ses créanciers, soit à la recherche de financement, toujours à échafauder un coup tordu qui lui retombera sur le coin du nez, est une grande création du 7ème art.
Il permet à Richard Widmark d’obtenir un de ses rôles mémorables de loser pathétique et flamboyant.

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Et si d’entrée de film on sait que cet homme qui fuit des hommes de main, qui viennent toucher de créances ou lui faire passer un sale moment, court à sa perte.
L’intérêt du film ne réside pas sur le fait qu’Harry Fabian chutera mais sur le comment et quand il chutera.

Jules Dassin tourne son film quasiment tout le temps de nuit et sait jouer sur les ombres et la lumière. Il n’hésite pas non plus à quitter les studios pour de formidables scènes dans les rues londoniennes, et dtourne de formidables scènes notamment de course-poursuite.

Je reprocherai au film juste une séquence de lutte un tantinet trop longue. Mais ceci n’est que peccadille face à l’entière réussite du film.

Ayant vu la version américaine du film dont la musique est signée Frank Waxman, je peux dire que même si ce n’était pas celle souhaitée par Jules Dassin, elle ne retire rien au film et illustre parfaitement l’ambiance noire du long métrage.

 

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LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

Harry Fabian revient dépité au club tenu par les Mosseross. Il n’a pas obtenu les 200£. Peu de temps après Elen Mosseross retrouve Harry et lui donne les 200£ mais à sa condition : celle d’utiliser l’argent pour remettre en route un club fermé. Mais Harry ne veut pas dépendre dans le business de quiconque. La discussion est animée et les compromis sentent le coup fourré. Magnifique scène d’un tête à tête entre ex-amants.

L’ANECDOTE

Un mauvais remake signé Irwin Winkler avec Robert De Niro et Jessica Lange intitulé « La loi de la nuit » (« Night and the city« ) est sorti en 1992.

NOTE : 17/20

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