Synopsis

Années 2000 sur une plage de la Nouvelle Angleterre (USA), on découvre le corps noyé d’un écrivain qui travaillait sur les mémoires de l’ancien premier ministre britannique qui vit actuellement sur l’île de Martha’s Vineyard. Cet ancien premier ministre est accusé par son successeur de crime de guerre. Il aurait permis l’arrestation de quatre terroristes arabes puis les aurait fait transférer à la CIA qui les a torturé. Un écrivain anglais en mal d’inspiration est contacté par son agent pour remplacer le nègre défunt. Après une réunion de travail dans la maison d’édition et l’acceptation du contrat, le nouveau nègre est agressé dans la rue. Deux hommes à moto lui dérobent le manuscrit de son prédécesseur. Il se rend quand même au domicile américain du sujet de son futur livre, une vaste demeure sous haute surveillance et à l’atmosphère étrange…

CRITIQUE

Tiré du roman « L’homme sans ombre » de Robert Harris qui fait aussi office de scénariste.

Univers de faux semblant. Politique et géopolitique du début du XXIème siècle sont passés à la moulinette. Le film de Roman Polanski est d’une maîtrise implacable.
Mais il faut dire que j’ai été déçu par l’histoire en elle même. Même si le film fait allusion aux relations américano-britanniques durant la seconde guerre d’Irak, à la fin il ne reste plus grand chose de l’enquête du nègre.

Juste d’apprendre que l’entourage familier du premier ministre, alors en exercice, sont des membres de la CIA.

Beaucoup de questions restent en suspens comme le commanditaire de la mort du premier écrivain, ou si la mort du premier ministre est un acte isolé ou un contrat.

Heureusement que Roman Polanski a du génie et parvient à tenir son film qui s’affaiblit au fur et à mesure qu’il avance.
Heureusement que la photographie de Pawel Edelman froide comme une lame de couteau marque le spectateur.
Heureusement que les interprètes sont formidables.
Heureusement que la musique d’Alexandre Desplat est plus qu’inspirée.
Heureusement que le plan de fin est superbement grandiose.

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

Le tête à tête entre l’écrivain et le professeur Emmett. Tom Wilkinson mielleux et roublard est épatant.

L’ANECDOTE

Il n’y a aucun doute que le premier ministre Adam Lang soit largement inspiré de Tony Blair sa politique d’allégeance zélée avec les Etats-Unis avant et durant la deuxième guerre d’Irak.

NOTE : 15/20

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