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Synopsis

Moscou, début des années 1980 trois jeune gens qui patinaient, au park Gorky sont retrouvés au même endroit trois jours plus tard ensevelis sous la neige. Chaque corps a reçu une balle en plein cœur. Mais le pire de tout est que la peau de leurs visages leur a été  arrachée les rendant ainsi non identifiables. C’est le chef de la milice Arkady Renko qui est le premier sur les lieux. Lorsque, le major Pribluda du KGB rapplique avec ses gros sabots et ses méthodes peu amènes. Arkady Renko voyant l’Etat des cadavres et estimant la scène de crime souillée par le major Pribluda veut être dessaisi du dossier. Mais le procureur soviétique Iamskoy oblige Arkady Renko à mener l’enquête jusqu’au bout…

CRITIQUE

L’originalité de ce film américain tiré d’un best seller éponyme de Martin Cruz Smith est de se situer à Moscou au début des années 1980 quand la guerre froide était encore une dure réalité.

Dans ce ténébreux polar il y est question, de corps sans visages, de têtes coupées puis reconstituées, de passage à l’ouest, d’un flic américain venu venger la mort de son frère, de trafics d’objets d’arts et de peau de zibelines, de prostitution, de corruption de l’appareil judiciaire soviétique, et d’un homme d’affaire américain, et de bains publics servant de lieu de réunion. Bref autant dire que tout ceci est assez alambiqué mais finalement plutôt plaisant à suivre.

On pourra reprocher cependant quelques baisses de régimes dans la tension du scénario écrit par Dennis Potter. C’est un peu dommage une scène d’action supplémentaire aurait permis de mieux tenir le spectateur en haleine.

Tandis que William Hurt débute sa carrière de façon assez tonitruante (il en est à son 6ème film dont 5 comme tête d’affiche), Lee Marvin achève la sienne il ne lui restera plus que trois films à tourner et pas des chefs d’œuvres hélas!

Pour Michael Apted la gageure est de faire croire au spectateur que son film tourné à Helsinki et Stockholm se situe bel et bien à Moscou.
C’est plus ou moins réussi.
Si l’on compare ce film à « La Maison Russie » de Fred Schepisi tourné (en partie) à Moscou. On s’aperçoit que Michael Apted filme ses extérieurs en cadres relativement serrés et ne s’attarde pas sur des vues « cartes postales » de grandes avenues ou de grands monuments moscovites. Il est vrai que le spectateur se trouve un peu frustré à ce niveau là.

Cela reste cependant un bon polar qui peut faire le régal des accrocs au genre.

La musique de James Horner donne du peps au film.

 

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

La scène finale où Arkady avoue avoir monnayé la liberté d’Irina contre la sienne. Belle scène douce-amère.

L’ANECDOTE

Joana Pacula  fait ses débuts devant la caméra mais sa carrière quoique fournie en quantité (plus de quarante films cinéma et télé) pêchera par la qualité.

NOTE : 13/20

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