Synopsis

Sam Lion est un homme d’affaires qui a su pendant 40 ans faire prospérer une entreprise de nettoyage industriel de voiries. Enfant il a été abandonné de sa mère et recueilli par des saltimbanques. Durant sa jeunesse il a évolué comme acrobate dans le cirque jusqu’au jour où à 16 ans un accident de trapèze l’empêche de poursuivre dans cette voie. D’où sa reconversion. Mais Sam Lion afin d’éviter un surmenage au bout de 40 ans, sur les conseils de son médecin, prend son bateau et le large. En chemin il décide de mettre en scène sa disparition et de s’évanouir dans la nature. Mais en Afrique il rencontre Albert Duvivier un jeune serveur qui le reconnaît…

CRITIQUE

Voici un film extrêmement « lelouchien » et extrêmement réussi.

Ce qui n’est pas toujours le cas.
Bien souvent depuis les années 1980 et le film « Viva la vie » (1984) le résultat ressemble plus à un salmigondis indigeste d’images et de logorrhées pseudo philosophiques. Ici rien de tout cela.

Tout d’abord Claude Lelouch s’offre un prologue au film de 53 minutes avant la rencontre entre Sam Lion et Albert. C’est gonflé (mais on ne peut pas retirer au réalisateur son omniprésent goût de la prise de risque), et ça fonctionne.

Claude Lelouch et Jean-Paul Belmondo (le film est produit par « les films 13 », société de Claude Lelouch et « Cerito », société de Jean-Paul Belmondo) nous proposent un hymne à la nature des plus somptueux que le cinéma français n’ait jamais proposé.
Le film contient aussi quelques scènes plus ou moins improvisées (il est toujours difficile de déterminer ce qui fait partie du jeu et ce qui fait partie de l’improvisation des acteurs chez le cinéaste) irrésistible de comique et de tendresse.

Claude Lelouch signe donc avec ce film un de ses chefs d’œuvres qui sont peu nombreux: « Un homme et une femme » (1966), pour certains « Les uns et les autres » pour d’autres. Et donc ce dernier.
Francis Lai compose une de ses plus belle B.O. pour son réalisateur fétiche.

Jean-Paul Belmondo prouve qu’il peut sortir de ces rôles de justicier dans lesquels il s’était un peu enfermé, avec une aisance sans pareille. Richard Anconina qui à trente cinq ans peut se faire passer pour un homme d’une vingtaine d’années ne pâtit pas de la présence de son aîné.

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

Dans une chambre d’hôtel, Sam Lion apprend à dire bonjour à Albert. Et à ne jamais être étonné. Alors scène improvisée ou non?

L’ANECDOTE

Claude Lelouch a fait ce film après avoir été tenté par le fait de disparaître. Tentation passagère et avortée qui lui offrit un magnifique sujet de film.

NOTE : 17/20

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