Synopsis

Le très très vieux Jack Crabb est interviewé par un journaliste sur sa vie avec les indiens. Jack Crabb raconte qu’il y a cent onze ans alors qu’il avait dix ans, le chariot de sa famille s’est fait attaquer par les indiens Pawnees. Avec sa sœur Caroline il est le seul rescapé. Un cheyenne les recueille, il est adopté sous le nom de Little Big Man par le chef cheyenne Old Lodge Skins. C’est un vieux chef qui a une idée trop rituelle de la guerre ce qui le mène chaque fois à perdre beaucoup d’hommes pour peu d’adversaires tués. Lors d’une bataille Jack Crabb pour sauver sa peau, dit au soldat qui allait le tuer qu’il est blanc. Il est donc recueilli par l’armée puis confié au couple Pendrake…

CRITIQUE

Film et western atypique.

Atypique dans ses ruptures de tons. Le film passe du ton sérieux, à la comédie, puis à la tragédie puis à la bouffonnerie au gré des changements de noms du personnage principal. (Jack Crabb, Little Big Man ou Kid Limonade).

Arthur Penn malmène son spectateur qui finit par se demander ce que veut lui dire le réalisateur. Personnellement je trouve que tous ces revirements de tons nuisent à l’harmonie de l’œuvre. Il oscille entre le plus profond, le plus superficiel et l’inutile. Et même si j’ai ri aux facéties de Kid Limonade, j’ai préféré les scènes avec Little Big Man bien plus denses et riches dans le drame bref  et bien plus fortes.

Arthur Penn montre crument le massacre des femmes et des enfants indiens, la sauvagerie sans borne avec laquelle les troupes américaines bafouaient les traités de paix. Mais le film est réalisé en 1971 et il fait écho à ce qui se passe au Vietnam. Où les civils vietnamiens ne sont pas mieux lotis que les indiens un siècle plus tôt.

Le film nous propose une galerie de portraits souvent picaresques, qui ridiculise le mythe de l’ouest et ses légendes (ici Wild Bill Hickok, et le général George Armstrong Custer). Mais les personnages les plus remarquables sont le chef indien Old Lodge Skins et Sunshine la femme indienne de Little Big Man. Ces deux personnages indiens incarnent la beauté morale et la détresse du peuple Cheyenne (et de toutes les nations indiennes).

Les interprétations sont exceptionnelles.
A 35 ans Dustin Hoffman joue sans problèmes un gamin de 10 ans et un vieillard de 121 ans.
Faye Dunaway est par contre sous employée et joue un personnage assez prévisible.
Nous retiendrons surtout les performances de Chief Dan George dans le rôle de Old Lodge Skins et Aimée Eccles pour le rôle de Sunshine.

Belle musique blues de John Paul Hammond.

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

L’assassinat de Sunshine et de toute la tribu massacrée systématiquement. Un génocide est en marche. Poignant.

L’ANECDOTE

Le film est un succès critique et public. Il reçoit plusieurs nominations aux Oscars…mais pas de statuette.

NOTE : 14/20

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