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Synopsis

New York années 1980, Jordan Belfort est recruté comme trader par L.F. Rotschild une grande banque américaine de courtage à Wall street Mark Hanna son supérieur le prend sous son aile. Il l’initie à la philosophie de vie du trader : la coke et les putes et lui inculque le b-a ba du métier : surtout ne jamais laisser les clients récupérer leur cash et les inciter à réinvestir les gains pour de supposés autres futurs gains. Ainsi si le client ne voit pas son argent, le courtier lui ramasse de substantielles commissions. Mais le premier jour de son embauche c’est le lundi noir. Et à peine recruté, le voici viré!…

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CRITIQUE

Film à la fois hybride (qui relève de la comédie, du film d’arnaque, du film policier, de la biographie et de la finance) mais qui paradoxalement maintient son récit. Je lui reprocherai surtout sa longueur.

Le scénario s’attarde assez inutilement sur des péripéties et donne parfois un aspect redondant à certaines scènes. D’autant que c’est sur l’aspect outrancier et vil des personnages que les scènes s’accumulent de façon superfétatoire.Ramené à 2h30 au lieu des 3 heures, il aurait gagné encore plus en efficacité.

A mon avis l’histoire policière intervient aussi un peu tard dans le film.

Reste que Martin Scorsese maîtrise toujours aussi bien le fond et la forme. Avec une maestria clinquante de sa caméra et son montage, il nous dévoile une histoire noire et loufoque à la fois, noyée dans un chaos des valeurs ou l’égoïsme, les addictions, l’arnaque de son prochain deviennent les seuls buts de vies imbéciles.

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Martin Scorsese filme la perversion du rêve américain d’un self made man. A tel point que le rêve tourne vite au cauchemar. Il filme ainsi un de ses sujets favoris : la chute d’un homme consécutive à sa propre ascension. (« Raging Bull« , « Les affranchis« , « Casino« ).
On peut d’ailleurs rapprocher « Casino » au « Loup de Wall street » dans sa façon de filmer la vulgarité et l’ignominie. Et une manière de rapprocher ces deux mondes décadents et profiteurs que sont la mafia et la finance qui, nous le savons, ont tendance depuis la mondialisation à ne plus faire qu’une entité. De même le rôle du couple dans les deux films est strictement parallèle.

J’ai regretté aussi la bande son du film qui quoique calquée sur celle de « Casino » avec des tubes en fond sonore, semble ici moins pertinente et tourner à vide.

Petite aparté pour Jean Dujardin qui commence à faire son petit trou à Hollywood et à posséder un carnet d’adresse plutôt sur le haut du panier hollywoodien.

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

La scène dans le restaurant entre Jordan Belfort et Mark Hanna son supérieur qui lui enseigne le métier. Le spectateur est halluciné par tant de cynisme, et de vices contenu dans le seul personnage de Mark Hanna. En fait tout y est dit. L’aspect inique de cette sorte d’enrichissement, l’aspect éphémère du système, et ses serviteurs dévoyés qui ne créent rien.

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L’ANECDOTE

Les droits des mémoires du courtier Jordan Belfort ont été âprement disputés par Leonardo Di Caprio et Brad Pitt qui ont surenchéri pour les obtenir. Quand Jordan Belfort a appris que si c’était Leonardo Di Caprio qui obtenait les droits ce serait Martin Scorsese qui le réaliserait, il a donc vendu à l’acteur fétiche du réalisateur de « After hours« .

NOTE : 11/20

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