Synopsis

Septembre 2008, Eric Dale responsable des risques financiers d’une grande banque se retrouve dans une charrette de licenciement. L’annonce est brutale pour Eric, il doit quitter les lieux immédiatement, un vigile le suivra jusqu’à la sortie, son téléphone portable sera bloqué. On lui fait une proposition financière qu’il devra accepter dans les 24 heures s’il refuse ce ne sera rien! Mais Eric Dale est un homme consciencieux qui travaillait sur un dossier dont il n’a pu venir à bout mais qui semble mettre en péril la banque. Il confie une clef USB à Peter Sullivan. Celui-ci après sa journée de travail compulse le fichier de Dale. Malgré l’heure tardive, il rappelle d’urgence son collègue des risques, Seth Bregman  et son supérieur Will Emerson…

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CRITIQUE

J.C. Chandor visiblement bien inspiré par la crise boursière de l’automne 2008, fait un film remarquable sur le déclenchement d’une crise boursière. Ou comment une banque pour tenter de sauver sa peau en  inondant le marché d’actifs pourris qui se chiffrent en milliards de dollars. Contaminant ainsi tout le marché, tout en se décrédibilisant auprès de ses clients. Résultat, tout le monde prend l’eau plutôt qu’une seule banque ne coule.
Le réalisateur et scénariste décrit très bien la machine infernale déjà en place et le peu d’options qui s’offrent à ces requins de la finance pour s’en sortir par le haut. Cela finira dans les pires bassesses. Bien entendu la banque en prendra un coup, bien entendu il y aura encore des charrettes de licenciés, bien entendu la banque sera devenu un mouton noir, mais le Grand Requin, celui qui s’arrose de millions en primes, bonus, d’actions qu’il pourra toujours revendre un jour où l’autre (il a le temps il est richissime), lui il restera accroché à son fauteuil et passera pour un héros qui a su prendre les bonnes décisions.

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Réalisation posée qui ne cherche pas à en mettre plein les yeux, clarté du propos, le spectateur suit aisément le film.
Le casting est magnifique. L’impérial Stanley Tucci fait encore une superbe composition. Et ceux qui l’entourent sont vraiment formidables à commencer par l’acteur de la série « Mentalist » Simon Baker. Demi Moore est elle aussi parfaite en requin qui est en passe de se faire dévorer par les autres. Kevin Spacey incarne un pragmatique vieux de la vieille qui surnage depuis des années dans ce monde impitoyable. Ses discours aux survivants de la première vague de licenciement et avant de mettre sur le marché les actifs toxiques, sont deux grands moments du film. L’évolution du personnage est nuancée c’est superbe. Jeremy Irons en homme sans scrupule est lui aussi d’une véracité incroyable.
Et j’ai découvert Zachary Pinto qui risque de refaire parler de lui si les petits cochons de Hollywood ne l’ont pas mangé d’ici là.
La musique de Nathan Larson n’est pas transcendante mais elle illustre correctement ce film.


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LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

Eric Dale se retrouve dans un petit bureau dans lequel deux femmes lui apprennent son licenciement immédiat et les conditions brutales de celui-ci tout en l’assurant de toute la bienveillance de la société envers lui. Un grand moment d’hypocrisie et de violence psychologique. Stanley Tucci au top!

L’ANECDOTE

Premier film du réalisateur J.C. Chandor. Très prometteur. le film a fait l’ouverture du festival de Sundance de 2011 à Park City (Utah).

NOTE : 17/20

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