Synopsis

Dans la sierra, un cavalier solitaire mais visiblement poursuivi, est obligé de laisser son cheval boiteux, il récupère sa selle et poursuit sa route. Un autre cavalier solitaire, tombe de son cheval pour se jeter dans une source et boire. Le premier homme surgit et veut déposséder le second de son cheval. Mais il s’aperçoit que celui-ci est blessé et lui porte alors secours. Il l’amène jusqu’à un poste de diligence où il l’abandonne en lui prenant sa monture. L’homme blessé est un cadre de la Western Union. Le télégraphe doit s’implanter à travers  les territoires de l’ouest très prochainement…

CRITIQUE

Deuxième western de Fritz Lang après « Le retour de Frank James » (« The return of Frank James« ) (1940) et 10 ans avant « L’ange des maudits » (« Rancho Notorious« ) (1952), « Les pionniers de la Western Union » fait partie des trois westerns qu’a tourné Fritz Lang, un genre qu’il n’a pas su dominer aussi bien que le film noir.
« Western Union » pâtit (légèrement) d’un scénario peu original et un casting assez peu flamboyant.
Cependant l’histoire est suffisamment prenante et aboutie pour permettre au spectateur de suivre le film avec un certain plaisir.

Fritz Lang signe une scène spectaculaire d’incendie, et d’un règlement de compte final très réussi. Il réussit aussi un bon nombre de scènes de comédie.
Il bénéficie d’un Technicolor dont la technique (bien que lourde) est en 1941 maîtrisée.

Randolph Scott est déjà assez monolithique. Il parvient cependant à esquisser quelques sourires.
Barton MacLane campe un méchant de belle envergure.
Victor Kilian qui joue le cuisinier du chantier de la Western Union, attire vers lui la plupart des scènes de comédie qui rappellent souvent les gags du cinéma muet.
Robert Young et Dean Jagger sont assez fades.
Enfin Virginia Gilmore n’est qu’un jupon qui passe dans le film. Son rôle est largement sacrifié.

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

La rencontre pour parlementer avec les indiens. Plan sur le chariot avec les trois responsables du chantier de la Western Union, mouvement de caméra sur une lance au pied d’un poteau télégraphique nouveau mouvement de caméra sur les indiens à cheval attendant le chariot. La caméra fait 180 degré en deux temps et dramatise fortement une scène d’arrivée de chariot. Chapeau bas!

L’ANEDOTE

Fritz Lang et le scénariste Robert Carson se sont un peu chicané sur le rôle du réalisateur dans le scénario. Si Robert Carson dit que rien n’a été touché de son écriture, il est difficile de le croire étant donné la forte personnalité du réalisateur austro-hongrois et allemand.

NOTE : 12/20

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