POLICE FÉDÉRALE LOS ANGELES
- Darlanne Fluegel, Dean Stockwell, Debra Feuer, John Pankow, John Turturro, Willem Dafoe, William L. Petersen
- William Friedkin
- Policier
- 1985
- To live and die in L.A.
- USA
- Gerald Pietevich, William Friedkin
- Wang Chung
Synopsis
A deux jours de la retraite Jimmy Hart des secret services américains se lance sur la trace de Rick Masters un faux monnayeur. Mais il est surpris et abattu par la bande de Masters. Richard Chance reprend l’enquête. Sa hiérarchie lui octroie un nouveau partenaire John Vulovich. Chance est prêt à tout pour venger son coéquipier. Même à monter un coup tordu…
CRITIQUE
Si le polar (le scénario) est plutôt passionnant, on peut dire que le film contient bien trop de défauts de fabrication pour entrer au panthéon du genre policier.
Cela commence de façon catastrophique par un générique fluo dégueulasse accompagné d’une chanson désuète.
Tourné entre octobre et décembre 1984, l’influence esthétique de la série « Miami vice » qui cartonne, depuis le mois de septembre de la même année est manifeste sur le film. Ce qui fait que visuellement le film vieillit mal avec le temps.
La musique de Wang Chung vrille les oreilles et les chansons parsemées au long du métrage sont inécoutables.
On pourra rétorquer que l’intention était de souligner l’esthétique (hideuse) des années 1980 et d’ancrer le film dans les années fric de la présidence de Ronald Reagan.
J’ai bien peur que Friedkin ait plutôt cédé aux sirènes de la mode visuelle de l’époque façon MTV pour que son film fasse les entrées nécessaires pour rentrer dans ses frais.
Ceci dit les acteurs sont investis (au premier rang William L. Petersen et John Pankow) dans le projet de William Friedkin. Ce dernier filme une poursuite en voitures qu’il voulait supérieur à celui qu’il avait tourné pour « French connection » (1971). Alors oui c’est un morceau de bravoure en terme de tournage, mais non il est en deçà de la poursuite de « French connection » plus originale dans sa conception.
La fin déçoit on ne comprend pas bien pourquoi Masters reste dans son imprimerie, alors qu’elle brûle, puisqu’il n’a pas l’intention de se suicider.
Le scénario est cependant très bon. Le fait que le flic imagine des coups pourris et coûteux en vies humaines, juste pour la satisfaction d’arrêter un faux monnayeur est vraiment prenant. La mise en place de la machination avec tous les aléas, les contre-temps, et les infractions au code de la police est au coeur du film. Chantages, extorsion, surveillance illégale, vol, le flic ripoux vrille complètement.
Son coéquipier tout d’abord très réticent se fait convaincre de tremper dans les combines et prend cyniquement sa place.
LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE
L’échange d’argent contre fausse monnaie dans un vestiaire qui s’achève en arrestation foireuse. Le montage de la scène est virtuose.
L’ANECDOTE
Le budget du film est de 6 millions de dollars ce qui à l’époque est très modeste. Les recettes montent à environ 17 millions de dollars. Les frais ont largement couverts mais ce n’est pas un succès pour autant de la part d’un film de William Friedkin.
NOTE : 12/20


