Synopsis

Rome fin des années 1970, Valerio Barigozzi est un journaliste raté, il a une femme qui veut divorcer et un fils Luca avec lequel il fait quelques sorties. Durant ses sorties Barigozzi dit les pires horreurs sur les gens qu’ils croisent, mais aussi sur la mère de Luca. Au journal il répond au courrier du cœur d’un grand journal. Il est aigri car il est persuadé qu’il vaut mieux que ça. Un jour, il reçoit une lettre signée « Le monstre » qui lui annonce un meurtre à venir sur un personnage de la télévision. Barigozzi se rend sur les lieux et trouve le cadavre d’un vieil acteur le crâne enfoncé par un marteau. Pour Barigozzi c’est le moment de montrer qu’il peut être un grand journaliste. Mais sa présence sur les lieux en fait aussi un témoin clé. Voire un suspect…

CRITIQUE

Luigi Zampa tente de détourner le giallo de sa première fonction : donner du frisson au spectateur.
Les ingrédients sont là : des meurtres à l’arme blanche, une caméra subjective pour représenter le tueur sur les lieux des meurtres, un enquêteur « improvisé » car premier témoin des meurtres.

Mais le fait de vouloir ouvrir le giallo au drame familial ruine en partie les efforts.
D’autant que le personnage qui parallèlement à la police mène l’enquête est un odieux personnage auquel le spectateur ne peut s’identifier. Donc le film est regardé avec une certaine distance et n’implique pas le spectateur outre mesure.

Johnny Dorelli homme de spectacle qui va de la chanson au théâtre en passant par la radio, la télévision et le cinéma trouve ici un rôle atypique. Dans son rôle d’odieux père de famille il est plutôt convaincant.
C’est par le scénario que la mayonnaise ne prend pas.

Ennio Morricone n’a pas beaucoup forcé sur son génie. Il faut dire que Luigi Zampa a très peu utilisé la musique du maestro. Elle ne prend pas la place qu’habituellement elle prend. C’est à dire prépondérente et à égalité avec l’importance des acteurs. A ce jour seulement 4 morceaux sont édités sur CD.

 

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

La scène finale dans laquelle Barigozzi comprend que « le monstre » était au plus proche de lui. Il s’incline devant « le monstre » attendant que son sort rejoigne celui des victimes précédentes.

L’ANECDOTE

Le film est en partie vendu sur l’actrice Sydne Rome à l’époque sex-symbol du cinéma italien et européen. Mais l’actrice n’apparaît que très tard dans le film et pour à peine une dizaine de minutes.

NOTE : 09/20

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