Synopsis

1870 petite bourgade de Myrtle, un train arrive en gare et fait une halte pour se recharger en eau et bois. Un tricheur aux cartes aux multiples patronymes est arrêté par le marshal Pearce. Un avis de recherche au nom de John Deakins était affiché dans le journal local. Deakins est amené par Pearce pour être jugé à Fort Humboldt. Le train est un train militaire. Y montent quand même à bord, le gouverneur du Nevada, Fairchild et sa fiancée et fille du commandant de Fort Humboldt. Il y a aussi un médecin et un prêtre venus porter secours aux soldats de Fort Humboldt aux prises avec une épidémie de diphtérie. Le train et Fort Humboldt communiquent par le télégraphe. Mais le Fort a été attaqué par le redoutable bandit Levi-Calhoun qui attire le train vers un piège…

CRITIQUE

Commençons par nous agacer sur l’affiche française dégueulasse qui ne rend pas grâce au film, pas plus que le titre sorti de je ne sais quel chapeau.

Avec l’affiche pourrie et le titre crétin pas évident de savoir qu’il s’agit d’un western.
Et plutôt un bon.

Mâtiné d’espionnage un peu façon « Soleil rouge » (1971) de Terence Young. Le film se déroule pour une très grande partie du film dans et autour d’un train qui traverse le Nevada pour se rendre en Californie.
Celui-ci est peuplé de truands aux airs de bourgeois et le héros qui travaille pour les services secrets se retrouve au milieu d’un joli nid de serpents aux mœurs policées et au crime aisé.

Ajoutez à cela une menace indienne et vous avez les bons ingrédients pour un bon western.

Le casting est de haute tenue.
Charles Bronson bien que très peu expressif (mais c’est son style) mène virilement son affaire,
Il est entouré du trio Ben Johnson, Charles Durning, et Richard Crenna ainsi que de la belle Jill Ireland, tous affutés.

Tom Gries a pris du plaisir à tourner les scènes de passage de pont. Ils sont tous spectaculaires (filmés en plongée ou contre plongée), Quand la dynamite apparaît dans le film on se dit qu’il y en a bien un qui va sauter… Et l’on se trompe…
Comme quoi le scénario n’est pas si prévisible que cela.
Le spectateur pourra regretter la séquence de l’écrasement des wagons remplis de soldats au ralenti. Comme d’habitude cette technique n’apporte rien. Ni au film ni au cinéma en général. A part quand c’est Stanley Kubrick qui l’utilise. Mais c’est un autre débat.

Les cadavres s’accumulent au fur et à mesure que le train suit sa voie, et le suspens est bien maintenu.
Reste une fin avec un goût d’inachevé. L’affrontement final n’est pas très réussi, l’aspect « indien » du film est trop survolé.

La musique de Jerry Goldsmith est plutôt bonne sans atteindre des sommets. Elle n’est pas omniprésente et accompagne les images avec un certain bonheur.

 

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

John Deakins sur le toit enneigé d’un wagon est aux prises avec un cuisinier teigneux, il finit par s’en débarrasser en le jetant dans un précipice. Chute spectaculaire du corps.

L’ANECDOTE

Ce qui avait plu à Charles Bronson en lisant le scénario et avait déclenché son accord pour le tourner c’est que les spectateurs découvraient à la fin que son personnage était un agent secret. Mais un deuxième scénario lui est remis en main où la révélation de l’identité du personnage apparaît très tôt dans le film. Colère de Bronson. Réécriture du script pour de nouveau révéler tardivement la qualité de son personnage. Puis au moment du tournage on lui redonne une nouvelle mouture dans laquelle il est révélé dans le premier quart du film qui est John Deakins. Mais le tournage est trop engagé et pour l’acteur un désistement serait une perte financière en dédommagements vis-à-vis de la production insupportable. Il fait connaître son mécontentement mais poursuit le tournage.

NOTE : 14/20

 

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