Synopsis

Rome le 5 novembre 2011 (6 jours avant l’apocalypse). Alors qu’au Vatican l’on prépare le souper du pape, A Ostie une bande mafieuse arrache des ventes de terrains sous la violence, le député Filippo Malgradi après une journée de débats à l’assemblée, trompe sa femme avec deux prostituées dont une mineure. Cette dernière fait une overdose de crack dans la chambre d’hôtel. Malgradi laisse la prostituée se débrouiller avec le cadavre de la fille. Elle appelle un jeune surnommé « La dague »…

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CRITIQUE

Les scénaristes ont fait un étonnant travail de captation de faits comme par exemple : Une mafia sicilienne est solidement implantée à Ostie (station balnéaire des romains), la démission mouvementée du gouvernement Berlusconi, les soirées « bunga-bunga » avec mineures et cocaïne à la clef, les héritiers de la bande de la Magliana (vue dans « Romanzo criminale » de Michele Placido) toujours à la manœuvre dans la pègre italienne, et un pape qui veut abandonner sa charge…

Les auteurs du roman et du scénario Giancarlo De Cataldo et Carlo Bonini ont ingurgité 20 années de mœurs politiques et mafieuses, vingt années de corruptions diverses et vingt années de violences. Ils ont trituré tout ça et restitué « Suburra« .

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Film constat d’une Italie toujours malade des mêmes maux en ce XXIème siècle. Si le constat est sévère, le traitement est pour le moins assez décevant. Notamment de vouloir faire « beau » et de « l’esthétisant » avec les infamies du monde.Je pense bien sûr à ses plans contemplatifs avec cette musique planante qui n’ont pas été du tout de mon goût.

Cependant Stefano Sollima qui est le fils de Sergio Sollima grand faiseur de cinéma d’action, et qui a fait ses classes à la télévision en tant que réalisateur de séries policières 7 épisodes de « La squadra » (2003-2007), 3 épisodes de « Crimini » (2006-2010) la série complète de « Romanzo criminale » (2008-2010) et quelques épisodes de la série « Gomorra ».

Autant dire qu’en terme d’efficacité dans les scènes d’action le réalisateur n’a guère de leçons à recevoir. Et de fait c’est ce qu’il réussit de mieux. On lui pardonne donc son parti pris de trop enjoliver ses images et de faire « alla Coppola » des héros romantiques d’affreux tueurs sans foi ni loi.

La musique est très ancrée dans la musique electro des années 2010. Notamment en faisant appel au groupe français M83

 

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LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE 

La fin du chef mafieux napolitain Anacleti. Aussi bestiale que lui-même.

L’ANECDOTE

Deuxième film de Stefano Sollima après « A.C.A.B. » (2012) le réalisateur le dédie à la mémoire de son père Sergio Sollima (1921-2015) qui fut un des grands du film de genre (filone) dans les années 1960-1970.

NOTE : 14/20

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