Synopsis

Années 1990 un dimanche et à la veille du premier de l’an, aéroport de Roissy, Arturo Conti, en chaussettes, vient de débarquer de son avion qui venait de Montréal Mais au passage à la douane, Arturo ne peut pas présenter son passeport. Alors qu’il s’est assoupi dans la salle d’embarquement, on lui a volé ses papiers et son argent. Même ses chaussures. Après de longues explications de la part d’Arturo, le douanier demande à Arturo de s’asseoir dans la zone de sous douane et d’attendre que l’ambassade du Canada envoie la confirmation de son identité…

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CRITIQUE 

L’absurdité des lois de l’immigration et des systèmes douaniers dans les aéroports, éclairée par ce film.
Pour son premier film Philippe Lioret pose les jalons de ses futurs films : Par la comédie ou (plus tard) la comédie dramatique: traiter d’un sujet qui ne fait pas forcément la fierté de la France. Ici les clandestins (ou sans papiers) pris dans un engrenage bureaucratique qui les parque dans un no mans-land  au sein de l’aéroport de Roissy et les contraint à vivre de débrouilles illégales sur lesquelles les autorités ne peuvent que fermer les yeux.

Philippe Lioret réussit à convaincre Jean Rochefort à tenir le premier rôle dans ce film. Et ce dernier est comme à son habitude impeccable. Il est très bon dans les changements de ton entre accablement face à la situation plutôt kafkaïenne dans laquelle il se trouve et les moments de révolte, soit dans la colère ou la transgression de la loi.

Il est accompagné du regretté Ticky Holgado qui interprète un ancien militaire un brin mythomane, de deux actrices espagnoles, Marisa Paredes et Laura del Sol et du petit Ismaila Meite très naturel.

Philippe Lioret maîtrise son scénario et sa réalisation et s’ouvre ainsi de belles perspectives pour son futur dans le cinéma.

Bonne musique de Jeff Cohen.

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LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

Arturo Conti suit le petit Zola dans les dédales de l’aéroport. Celui-ci cherche à lui mettre quelques chose aux pieds. Arturo est en chaussettes depuis son arrivée à Roissy. Il lui dégote des bottes jaunes de chantier. Ce qui avec son costume bleu détonne. Mais même ainsi chaussé, Jean Rochefort n’est pas ridicule.

L’ANECDOTE

Jean Rochefort qui a poussé pour que le film trouve des financements, a payé cher de sa personne. Tournage de nuit que  son métabolisme supporte mal et dans les halls d’aéroport qu’il déteste.

NOTE : 14/20

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