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SYNOPSIS

Vienne années 1960, l’agent français Pascal Fabre doit renouer contact avec le réseau sur le point d’être anéanti par le camp adverse. Il doit pour cela retrouver l’agent Margery, son ami, sur lequel les services secrets ont des doutes quant à sa loyauté. Pascal Fabre doit prendre contact avec le réseau au théâtre lyrique. L’homme qui l’accompagne meurt sous ses yeux écrasé par une voiture…

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CRITIQUE

Très bon film d’espionnage.

Tout d’abord un scénario tiré d’un roman de Gilles Perrault « Au pied du mur » à la fois alambiqué et limpide, dans la ville de Vienne où les services secrets ont mené une guerre feutrée mais néanmoins féroce.

Ensuite une distribution des rôles efficace.
Bien sûr Lino Ventura grandiose.
Mais surtout Jean Bouise qui interprète un personnage énigmatique sur lequel le spectateur balance en permanence sur sa loyauté.
Mais aussi un Jean Servais retors, et assez détestable. Le genre de rôle qu’il aimait défendre.

Enfin une musique de Michel Magne exceptionnelle.

 

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Le film nous montre un monde d’hommes du secret désabusés, et patriotes plus par devoir que par conviction. Un monde à part violent et cynique, trouble et au final contre-productif. A croire que c’est John Le Carré qui en est l’auteur.

Jacques Deray est efficace dans sa mise en scène et dans sa façon de mettre en image une ambiance souvent froide et lugubre.
Un film qui met vraiment le cloisonnement en exergue. Le nombre de portes et leur importance est impressionnante.

Il est en cela aidé par la photographie inspirée de Jean Boffety.

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LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

Pascal Fabre a rendez-vous dans une arrière cour de Vienne. La musique jazzy monte crescendo et notamment les trombonnes, et alors que rien ne se passe, le spectateur subit une montée d’angoisse ou d’adrénaline oppressante. Superbe scène.

L’ANECDOTE

Le film est un échec relatif pour un film avec Lino Ventura. Jacques Deary laissera définitivement son empreinte au cinéma français avec son film suivant « La piscine » (1969).

NOTE : 15/20

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