Synopsis

Versailles, années 2000 face à une entreprise, dans un immeuble au quatrième étage est suspendue une banderole sur fond noir avec écrit « Homme seul » qui intrigue le personnel. Après un appel infructueux auprès de la police ,trois employées sont missionnées par leur supérieur pour se rendre dans l’immeuble et voir ce qu’il en est. Mais personne ne répond quand elles sonnent…

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CRITIQUE

Film en forme de chronique qui se partage entre les bureaux de l’entreprise, les bancs publics du square les Francine (sans « s ») du nom des fontainiers du Château de Versailles, et un magasin de bricolage.

Le film démarre plutôt bien avec cette banderole intrigante qui met en émoi les employés de l’entreprise. Cela nous donne l’occasion de profiter du subtil jeu de l’actrice méconnue Florence Muller.

Quand on passe dans le square il y a encore quelques moments de grâce comme la rencontre entre la prof’d’anglais et son ancien cancre Nicole Garcia et Vincent Elbaz très bons.
Ou la femme larguée (magnifique Isabelle Candelier) qui est « salement » draguée par un Elie Semoun qui, c’est un peu dommage, ne sort pas des personnages de ses sketchs.
Ou encore les deux vieux joueurs de backgammon (Claude Rich et Michel Aumont impeccables). De même Eric Elmosnino interprète un SDF schizophrène avec bonheur.

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Mais à côté de cela tout ne fonctionne pas, et les scènes qui se situent dans le magasin de bricolage sont beaucoup trop poussives dans leur humour et rompent avec la cohésion du film.
Le film de Bruno Podalydès est issu d’un scénario du réalisateur qui pour la troisième fois dans un long métrage après « Versailles-rive gauche » (1992) et « Dieu seul me voit-Versailles Chantiers » (1998)  filme sa ville natale.

Bruno Podalydès réussit le tour de force de réunir une pléiade incroyable d’acteurs. Chose qu’il avait initiée avec ses deux adaptations des romans de Gaston Leroux « Le mystère de la chambre jaune » (2003) et « Le parfum de la dame en noir » (2005) formant ainsi une petite troupe de fidèles que l’on retrouve dans ce film.

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LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

Dans le square, un jeune jogger demande à une femme qui écoute son émission de radio s’il peut lui emprunter une chaise. Il reconnaît son ancienne prof d’anglais et semble ravi de la revoir. C’est moins la cas de la part de la prof. Joli scène qui laisse à son final une ouverture sur d’autres rencontres entre ses deux personnages.

L’ANECDOTE

Le square des Francine appartient au quartier Versailles Chantiers dont il jouxte la gare RER.

NOTE : 11/20

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