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SYNOPSIS

Paris début des années 1980, Nelly et Dédé sont un couple marié. Un soir dans un dancing alors que Nelly danse sur de la musique exotique quand Loulou, un jeune avec une allure de voyou, la drague ouvertement en dansant. Ce qui n’est pas du tout du goût d’André que la jalousie rend mauvais. Nelly rentre avec André mais celui-ci remet sur le tapis la soirée, et finit par mettre Nelly dehors. Elle rejoint Loulou…

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CRITIQUE

Remettons le film dans son contexte de la fin des années Giscard qui avaient besoin que l’on secoue un peu le cocotier cinématographique.

Et effectivement ce film, à ce moment là, dans l’histoire du cinéma français, avait sa nécessité.
« La Nouvelle Vague » avait depuis longtemps fait long feu et le cinéma ronronnait un tant soi peu: Claude Zidi, Georges Lautner, Jacques Deray, Gérard Oury, Robert Enrico, Edouard Molinaro et Philippe De Broca sont les réalisateurs qui cette même année trouveront avec des comédies ou des polars calibrés leur public. Un cinéma efficace tout en étant pantouflard. et loin de la Nouvelle Vague qui a sombré depuis des années dans ses contradictions et ses obscurantismes dialectiques.

Maurice Pialat remue donc tout cela avec un retour aux fondamentaux du cinéma des absents de cette année à savoir François Truffaut et Jean-Luc Godard.
Cinéma quasi autobiographique, petits moyens, caméra ultra mobile souvent caméra à l’épaule, un jeu des acteurs basé sur l’improvisation.

Oui. Maurice Pialat ressuscite le mouvement cinématographique qui a la fin des années 1950 a révolutionné le cinéma mais a vite sombré dans ses contradictions et ses obscurantismes dialectiques, soit dans un cinéma de nouveau fagocité par la recherche du plus grand nombre d’entrées, soit dans un cinéma quasi expérimental qui n’intéresse que celui qui le fait.

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Sans être un chef d’oeuvre « Loulou », malgré une fin bâclée, contient son lot de grandes scènes.

Il va de soi que sans les trois principaux acteurs l’intérêt eût sûrement été bien moindre.
Gérard Depardieu dévore l’écran dans son rôle de loubard au grand cœur, avec un poil dans la main qui l’empêche véritablement de travailler. Gérard Depardieu qui en 10 ans a déjà 33 films à son compteur, un record! D’un naturel éblouissant, son Loulou ressemble terriblement au Jean-Claude du film de Bertrand Blier « Les valseuses » (1974).

Un des problèmes du film est qu’Isabelle Huppert et Guy Marchand sont un peu à la peine pour faire passer leurs personnages pour un couple de bourgeois. Sûrement un problème de décor. Effectivement l’intérieur de l’appartement du couple ne rappelle pas grand chose de bourgeois. Ils sont au mieux un couple de prolétaires sans grand souci financier.

« Loulou » n’est pas un grand film de Maurice Pialat mais un bon film.

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LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

Pendant une scène d’amour entre Nelly et Loulou le lit, sous les coups de butoir de Gérard Depardieu casse. Ce fait était imprévu d’après la légende.

L’ANECDOTE

Le film relate plutôt fidèlement la relation avec un certain Dédé qu’a vécu la scénariste Arlette Langmann sœur de Claude Berri mariée à Maurice Pialat.

NOTE : 11/20

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