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SYNOPSIS

Virginie en 1864 dans la belle et fertile vallée de la Shenandoah, Charlie Anderson est un fermier qui fait honneur à ses terres en les travaillant avec l’aide de sa fille et ses six fils dont l’un est marié. Il n’a jamais fait appel à une main d’oeuvre d’esclaves pour ses travaux agricoles. Charlie Anderson est veuf et ne se préoccupe guère du conflit qui déchire le Nord et le Sud. Mais au loin le canon tonne. Son fils aîné, James s’interroge sur l’opportunité de s’enrôler dans l’armée confédérée aux abois, mais Charlie Anderson leur rappelle que la seule chose qui compte c’est la terre et le travail qui permet de faire vivre la famille. Quant à Jennie elle est amoureuse d’un officier sudiste et pousse celui-ci à lui demander sa main…

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CRITIQUE

Tout d’abord l’on passera sur le titre français imbécile… Point d’honneur et de prairies guère…
Andrew McLaglen qui s’est fait du film d’action (mais surtout du western) une spécialité n’en est pour le moins qu’un aimable faiseur. Son film est certes agréable à suivre mais il lui manque la flamme du grand talent voire du génie pour faire de ce western autre chose qu’un film de plus.

Or avec un James Stewart en grande forme et un sujet antimilitariste, alors que les Etats-Unis s’enfoncent dans le bourbier du Vietnam, le spectateur eut aimé voir autre chose qu’un western de consommation courante.

Comme à son habitude Andrew McLaglen est parcimonieux avec les scènes d’action et par moments le film s’étire en longueur. Étonnamment il semble plus à son aise dans les scènes de comédie.

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James Stewart fait donc un grand numéro dans ce film. Il est sérieusement concurrencé par le jeune Phillip Alford qui fait des étincelles en tant que pupille de la famille Anderson.

A noter aussi la belle prestation de Rosemary Forsyth qui sera même nommée aux Golden Globe pour ce rôle.

Quant aux autres fils ils sont tous plus transparents les uns que les autres. Patrick Wayne y compris.

La musique de Frank Skinner est un filet de notes insignifiantes qui ne parviennent pas à attirer l’oreille du spectateur.

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

Des maquignons (parmi lesquels un ancien voleur de bétail) au service de Washington viennent chez Charlie Anderson lui racheter à vil prix ses chevaux. Refus de ce ce dernier. Une bagarre se déclenche entre maquignons et Anderson aidé de ses 6 fils. Boy le plus jeune d’entre eux passe l’essentiel de la bagarre dans l’abreuvoir à bestiaux. Bon comique de répétition.

 

L’ANECDOTE

Découvert dans « Du silence et des ombres » To kill a mockingbird (1962) de Robert Mulligan, Phillip Alford tourne son second film avec ce western. Après un trou de 4 années il réapparaît à la télévision. Après deux petits rôles dans deux séries tv et deux rôles dans des téléfilms il cesse sa carrière d’acteur.

NOTE : 11/20

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