SANCTION (LA)
- Brenda Venus, Clint Eastwood, George Kennedy, Gregory Walcott, Jack Cassidy, Reiner Schöne, Thayer David, Vonetta McGee
- Clint Eastwood
- Espionnage, Thriller
- 1975
- The Eiger sanction
- USA
- Hal Dresner, Rod Whitaker, Warren Murphy
- John Williams
Synopsis
Années 1970 en pleine guerre froide à Zurich un espion est assassiné alors qu’il mettait la main sur un microfilm. Los Angeles quelques jours plus tard, le professeur d’art appliqués Jonathan Hemlock, amateur de tableaux de maîtres, est contacté par un certain Pope qui lui demande de se rendre dans les bureaux des services du C2 pour y recevoir ses ordres. Or Hemlock se considère comme retraité des services secrets. Il vire Pope de son bureau mais « Dragon » nom de code du chef des services du C2 l’appelle personnellement. Hemlock va le voir. Dragon est un ex-nazi albinos reclus dans le noir éclairé seulement d’une lumière rouge et qui survit grâce à d’incessantes transfusions sanguines. Dragon lui demande d’aller « sanctionner » (abattre) les tueurs. Après tractations financières, Hemlock accepte la mission…
CRITIQUE
On ne peut pas dire que le côté espionnage soit passionnant.
Nous sommes loin de « La lettre du Kremlin » (« The Kremlin letter« ) (1969) de John Huston.
Curieusement on se retrouve plus dans un film d’aventures sportives à partir du deuxième tiers du film, mâtiné de thriller. Il n’en reste pas moins que le film est plaisant à suivre et allie correctement humour et action.
Clint Eastwood avec ce film fait un peu dans l’auto complaisance face à l’exploit sportif et à son comportement viril.
Mais il montre que devant les femmes c’est plus difficile : Il se sent trahi par l’hôtesse de l’air qui lui a caché ses véritables motivations, il est malmené lors de l’entraînement par une indienne prénommée George, il fait tout pour éviter le détournement de mineure. Vraiment, être un séducteur n’est pas de tout repos.
Bien qu’il fut taxé de raciste et misogyne par les critiques lors da la sortie du film. Ce procès-ci est démenti par le film. Et sauf contresens de la part de ces critiques, il s’agit pour le moins de mauvaise foi.
Pas de glorification des agences secrètes au service de l’Etat américain décrit comme un nid de vipères vendues au plus offrant et dont les morts qu’elles entrainent sont le plus souvent inutiles.
Dans ce film Clint Eastwood use et abuse des plans d’hélicoptères pour que l’on s’aperçoive bien que c’est effectivement lui et non une doublure qui grimpe le Totem Pole dans le Monument Valley ou l’Eiger dans les Alpes Suisses. Ce sera son péché mignon durant quelques productions puis ça lui passera.
Même si les scènes de haute montagne sont techniquement réussies, ce sont paradoxalement les moins passionnantes. Je leur préfère la partie située dans le Colorado. Et même le tout début du film qui pouvait laisser présager un bon film d’espionnage. Option, hélas très vite abandonnée.
Reste un excellent casting qui fait le job sans faire de l’ombre à l’acteur principal. Même si les femmes n’ont pas des roles très développé, elles marquent le film. Vonetta McGee et Brenda Venus (dans un rôle muet), frappent les esprits.
A signaler aussi la superbe musique de John Williams. Je ne le dis pas souvent à propos de ce compositeur.
LA SCÈNE D‘ANTHOLOGIE
Les scènes d’entraînement avec George. Hemlock est décidément à la peine sur le plan physique. Passage très humoristique souligné par une très bonne musique de John Williams.
L’ANECDOTE
Le film est marqué par le deuil. La mort accidentelle de l’alpiniste britannique David Knowles durant le tournage permet au mont Eiger (Ogre) de mériter une fois de plus son nom. Le photographe Frank Stanley sera aussi blessé et meurtri psychologiquement par ce tournage. Clint Eastwood sur le coup a voulu arrêter le tournage, les producteurs et amis l’en ont dissuadé.



