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Synopsis

Paris une nuit dans les années 1980, Bastien Grimaldi sort de chez sa maîtresse Catherine. Il est victime au pied de l’immeuble d’une agression gratuite. Il est frappé au visage, et ses agresseurs lui fourrent la tête dans les ordures d’une poubelle renversée. Mais aucun vol. Bastien se rend à l’hopital pour se faire soigner mais ne porte pas plainte. Le lendemain, il reçoit des appels téléphoniques anonymes. Jusqu’au jour où il est de nouveau victime d’une agression. Son véhicule est assailli par un autre bien plus gros et puissant…

CRITIQUE

Après une deuxième vision quarante ans après une première qui m’avait déçu, force est de constater qu’il est nécessaire de hausser le jugement.
Si l’histoire est originale dans son traitement, elle n’en reste pas moins un décevant crime crapuleux. D’autant que le spectateur par petites touches est aiguillé sur une affaire d’espionnage.

Ce qui fait le sel de ce film ce n’est pas Lino Ventura qui est un poil monolithique, mais ce sont les seconds rôles qui lui tournent autour. Au premier rang desquels un Jean-Pierre Bacri en flic divorcé qui fait un beau numéro. Jean Poiret fait aussi une étonnate prestation en ami ventriloque aux tendances alcooliques prononcées. Et Lina Volonghi qui dans le film est la mère de Lino Ventura (mais ils ont 3 ans d’écart dans la vie) qui a un naturel italien volcanique.

Donc le film a bien quelques problèmes d’écriture: tous ses moyens pour des crimes crapuleux, c’est peu crédible.
Des problèmes de casting:  Lino Ventura ne peut pas être décemment le fils de Lina Volonghi.
Des problèmes de richesse de production: Mobiliser le Philarmonique de Berlin pour ne rien en faire si ce n’est vendre la BO de Vladimir Cosma (qui est chouette au demeurant), c’est jeter l’argent par les fenêtres. Un quatuor à cordes prestigieux aurait fait l’affaire. La symphonie restait extradiégétique tout au long du film c’était aussi bien. Et Vladimir Cosma aurait pu composer une sonate pour quatuor à corde pour la musique diégétique.

Malgré ces défauts le film se suit sans déplaisir.
D’autant qu’il s’agit du dernier grand rôle de Lino Ventura avant son décès.

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

Espéranza débarque chez Bastien Grimaldi avec ses deux filles. Pour mener l’enquête sur les agressions dont l’ancien journaliste a été victime. Surprenante, iconoclaste et mémorable prestation de Jean-Pierre Bacri.

L’ANECDOTE

Elizabeth Bourgine remplace au pied levé Sophie Marceau qui annonce son retrait à Claude Pinoteau au premier jour de tournage à l’aéroport de Roissy. Lino Ventura avant le tournage a subi un accident domestique qui l’a quelque peu affaibli, d’où sûrement cet aspect plus monolithique de l’acteur qu’à l’accoutumée.

NOTE : 12/20

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