BURT REYNOLDS (1936-2018) ACTEUR, RÉALISATEUR, PRODUCTEUR, Biographie, Filmographie
- Burt Reynolds
- Burt Reynolds
- Arnaque, Aventures, Buddy movie, Comédie, Comédie policière, Enquête journalistique, Mafia, Policier, Procès, Sport, Western, Western italien
- 1936-2018
- USA
Synopsis
Burt Reynolds jeune étudiant est doué pour le football américain. Il rève d’une carrière au plus haut niveau dans ce sport. Mais une blessure stoppe cette ambition.
Sur les conseils d’un professeur, il s’oriente vers le théâtre.
Sa carrière d’acteur commence en 1958 à la télévision pour des petits rôles dans des séries. Il fait aussi le cascadeur.
Son premier rôle au cinéma arrive en 1965 pour « Operation C.I.A. » de Christian Nyby. A l’époque il ne porte pas la moustache. Et ne fait du cinéma qu’occasionnellement.
Clint Eastwood lui conseille de tourner dans des films à petit budget tout en ayant le premier rôle.
En 1966 il tourne donc un western italien « Navajo Joe » de Sergio Corbucci. Il semble qu’il y ait eu confusion lors de la signature du contrat. Burt Reynolds qui ne captait pas le moindre mot d’italien pensait qu’il allait tourner avec Sergio Leone. Du coup il en a été très contrarié et a appelé Sergio Corbucci « the wrong Sergio » et s’est très mal entendu avec lui durant le tournage. Ce fut tellement traumatisant pour l’acteur qu’il a dit tout au long de sa vie que « Navajo Joe » était le plus mauvais film de sa carrière, une tâche dans sa filmographie.
En 1969 il tourne un western américain « Les 100 fusils » (« 100 rifles« ) de Tom Gries et commence à se faire connaître du public américain. Il enchaîne avec « Sam Whiskey, le dur » (« Sam Whiskey« ) de Arnold Laven avec Angie Dickinson.
Puis avec Samuel Fuller « Caine » (« Shark!« ) (1969) un film pionnier qui annonce « Les dents de la mer » (« Jaws« ) (1975) de Steven Spielberg.
Mais sa notoriété éclate avec « Delivrance » (« Deliverance« ) (1972) de John Boorman. Le film est un choc. Lors de l’exploitation du film il pose nu pour Cosmopolitan. Possible que cela lui coûte l’oscar.
Après ce film il adopte la moustache tombante en accent circonflexe ce qui lui harmonisera le visage tout en lui donnant un air éminemment sympathique.
Il refuse le rôle de James Bond pour remplacer Sean Connery estimant qu’un américain ne peut pas interpréter le super agent britannique 007.
Burt Reynolds va alors enchaîner les rôles de dur à cuire mais cool. Ses films seront souvent des mélanges de films d’action et d’humour souvent en référence au monde des rednecks, (ploucs en français) du sud des Etats-Unis. « Les bootlegers » (« White lightning« ) de Joseph Sargent en est un exemple. Suivront « Gator » (1976) de Burt Reynolds himself, « Cours après moi shérif » (« Smokey and the Bandit« ) (1977) de Hal Needam.
Burt Reynolds est alors la plus grande star Hollywoodienne. Cette période dure 4 à 5 ans. Tous ses films cassent la baraque au box office. Mais s’ils plaisent au public ils sont largement ignorés par les récompenses et la reconnaissance des gens du métier.
L’argent coule à flots. Il achète sans compter pour lui et pour ses amis.
Il tourne aussi des polars sérieux comme « La cité des dangers » (« Hustle« ) (1975) de Robert Aldrich avec Catherine Deneuve.
Il devient l’acteur le plus bankable (rentable) entre la fin des années 1970 et le début des années 1980. Son apogée étant un nanar irregardable de nos jours « L’équipée du Cannonball » (« The Cannonball run« ) (1981) de Hal Needham.
Burt Reynolds est alors l’acteur le mieux payé au monde.
Pour Norman Jewison il tourne « Best friends » en 1982 avec Goldie Hawn et Jessica Tandy une comédie romantique. Mais le film reçoit un succès mitigé.
Mais dès 1983 la carrière de l’acteur se complique et ses films ne remportent plus le succès auprès du public.
Il réalise pourtant un très bon polar « L’anti-gang » (« Sharky’s machine« ) (1981).
Le film est un succès auprès de la critique qui juge le traitement du genre policier original même ceux qui décrient le film conviennent de cette originalité. Le public suit modérément et le film est un succès relatif.
Pourtant il aurait voulu passer la main en tant qu’acteur pour se convertir en tant que réalisateur. Il en avait l’étoffe. Mais Hollywood ne lui fait pas confiance. Sûrement à cause de ses soucis de santé et des assurances.
En 1984 Il tourne avec son ami Clint Eastwood dans « Haut les flingues! » (« City heat« ) (1984) de Richard Benjamin. Malgré son casting, et un scénario signé Blake Edwards le film n’est pas une réussite totale et il ne recueille qu’un petit succès en salles. Pendant le tournage, lors d’une cascade, il se blesse sévèrement à la mâchoire. Il est mal diagnostiqué et a des problèmes d’ouïe, et de sensibilité à la lumière. Il ne peut quasiment plus s’alimenter et maigrit à vue d’œil. Des rumeurs de maladie du SIDA circulent. C’est au bout d’un an qu’il parvient à guérir en se refaisant faire la machoire inférieure et l’articulation mandibulaire.
Burt Reynolds souffre aussi de mal de douleurs au dos du à sa jeunesse dans le football, et aux cascades. Il mélange alcool, calmants, somnifères. Il devient accro. Sa vie privée s’en trouve affectée.
Les années 1990 sont assez sinistres sur le plan cinématographique pour l’acteur qui se tourne à nouveau vers la télévision.
Burt Reynolds a fait des investissements hasardeux qui lui coûteront cher et le mettront en faillite en 1996.
En 1997 avec un second rôle dans « Boogie nights » de Paul Thomas Anderson il obtient enfin une reconnaissance de ses pairs et de la presse en obtenant divers prix. Il est nommé aux Oscars et reçoit un Golden Globe.
Mais ce n’est qu’une légère embellie pour une carrière qui n’est plus que vouée à des seconds rôles ou des apparitions et la plupart du temps dans des films oubliables.

On regrettera cet acteur qui a beaucoup donné pour son art de la cascade (plusieurs dizaines de fractures) et dont le charisme n’a jamais été démenti.
Il décède à 82 ans d’une crise cardiaque.
Ses frasques sentimentales et ses fortunes diverses pécuniaires seront oubliées au profit de son talent.
