Synopsis
Région parisienne, année 1976, un antiquaire est assassiné au lance-flammes chez lui . La commissaire Varin enquête.
2007 Eric Vincent et sa femme Audrey invitent des amis à passer la soirée. Si sa femme veut un enfant, Eric ne semble pas pressé d’en avoir. Durant la soirée il reçoit des appels téléphoniques mystérieux. Un anonyme lui signale qu’il détient les cendres de son père et que s’il le veut il peut venir les prendre. Eric refuse, puis finit par accepter sans en parler à sa femme. Une machination s’enclenche…
CRITIQUE
Troisième et dernier volet de la trilogie débutée par « Une affaire privée » (2002) et poursuivie par « Cette femme-là » (2003). Film tourné après la grosse production « Le concile de pierre » (2006) qui fut un échec critique et public cinglant.
Pour rueducine.com, c’est le film le moins passionnant. Parce que le héros du film est trop lisse. Ses aspérités psychologiques sont moins fortes que celles du détective privé François Manéri dans le premier volet ou la commissaire Varin dans le deuxième.
Les motivations du personnage à revenir sur les lieux de sa détention violente par des malfrats sont mal définies et au final manquent de crédibilité. Eric n’a pas les épaules pour affronter des types aussi dangereux.
Certes le récit sur deux temporalités (les années 1976 et 2007) qui se rejoignent en bout de film dans un hôpital de banlieue est un très bon travail, certes Jean Rochefort interprète un personnage ignoble aux méfaits quasi diaboliques avec un flegme incroyable. Mais le film est moins puissant en émotions que les deux précédents à cause d’enjeux peu définis et d’un manque de failles psychologiques dans son personnage principal. Le délitement de son couple autour de la venue ou non d’un enfant est insuffisant.
C’est aussi le film le plus explicite sur la fin. Il n’y a guère de zones d’ombre. Le film résout tous les points mis en place sur les deux heures, et évite au spectateur de faire le boulot comme il l’avait sollicité dans les deux films précédents.
Du point de vue technique on peut reprocher un manque de contraste photographique entre les deux temporalités. Cela ne facilite pas la lecture du film pour un public non cinéphile.
De plus la musique qui jouait un grand rôle dramatique dans les deux premiers opus est ici reléguée à la simple illustration musicale.
LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE
Dans les sous-sols obscurs d’une maison isolée, Joseph Arp révèle à Eric ses turpitudes familiales. Un récit cauchemardesque énoncé par une personne âgée capable encore du pire.
L’ANECDOTE
Le film est un échec public avec moins de 300 000 entrées. Côté critique de presse il divise. Certains sont enthousiastes et d’autres n’apprécient pas.
NOTE : 12/20
