1 votes 2

Synopsis

En Afrique du sud, Slim saute en parachute depuis un avion de tourisme. Tom dans une Jeep sans âge organise des safaris pour chasseurs. Slim tire dans les pneus de Tom. La Jeep se retrouve dans une rivière au milieu des hippopotames. Tom comprend que don cousin Tim est revenu et qu’il va falloir le supporter. Dans le village africain un un homme nommé Ormond fait régner la terreur et convoite la petite maison de Slim. Il envoie ses hommes de main pour la démolir…

CRITIQUE

Mais qui est la chemise?
Dans le duo Bud Spencer – Terence Hill le film « Cul et chemise » est parfaitement calibré pour plaire au grand public.
Disons plutôt pour les enfants qui amènent au cinéma les parents.

Film gentiment dillettante, très fainéant, et contenant un message écologique minimaliste. Il contient cependant les bases des films du duo d’acteurs italiens: une très légère rivalité entre les deux héros, mais une union sacrée face à un méchant, et des règlements de compte à coups de poings et de coups de pieds au cul. Les cascadeurs s’en donnant à coeur-joie.
Ils sont le plus souvent dépenaillés (sauf quand ils jouent les flics à Miami) et rustres à table. C’est toujours plaisant à voir. Depuis Charlot et Laurel et Hardy c’est la voie royale de la comédie. Animosité entre classes sociales et pugilat font le sel du genre.

Le réalisateur Italo Zingarelli (1930-2000) est avant tout un producteur qui se convertit sur le tard à la réalisation. Son premier film était un western « 5 hommes armés » (« Un esercito di cinco uomini« ) (1969). Dix ans plus tard il tourne son troisième et dernier film « Cul et chemise« . Italo Zingarelli sert la soupe aux deux stars du film et ne prend pas d’initiative qui de mise en scène pour relever la sauce. C’est filmé à plat.

Les africains sont relégués au mieux en petits seconds rôles quanc ce n’est pas en silhouette. Le film est un affrontement entre blancs sur fond d’Afrique noire.

Terence Hill et Bud Spencer évitent d’avoir trop de lignes de dialogues. Ils choisissent sûrement les scénarios au poids : le plus léger l’emporte! Et c’est dommage qu’il n’y ait pas eu un peu plus d’ambition dans les films de ces deux-là.
Quoiqu’il en soit ils ont tourné 17 films ensemble sans jamais donner véritablement un sens au mot interprétation, seuls deux réalisateurs de renom (en Italie) Franco Rossi « Les deux missionnaires » (« Porgi l’altra guancia« ) (1974) et Sergio Corbucci « Pair et impair » (« Pari e dispari« ) (1978) ont tenté de relever le niveau en y parvenant… et sans y parvenir. Ce sont effectivement les deux meilleurs films du duo. Mais c’est sans lendemain.
Cependant il faut avouer que Terence Hill et Bud Spencer ont construit une oeuvre connue et reconnue par le public. Les rediffusions à la télévision sont légions et du temps des magasins qui louaient K7 vidéos puis DVD leur films étaient des succès commerciaux indéniables.

La musique de Walter Rizzati est une gentille ritournelle easy leastening. Elle sert juste à accompagner les images sans heurt.

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

La plongée de la jeep dans la rivière et le tête à tête Bud Spencer et un hippopotame.

L’ANECDOTE

Bud Spencer chante la chanson « Grau, Grau, Grau » un must!

NOTE : 07/20

 

 

 

 

Video & Photo

1 videos 1 photos

Write a comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *