Synopsis

Lors d’un match de football américain dans laquelle l’équipe de Los Angeles est dominée par celle de Cleveland. Lors d’un retour au vestiaire, Billy Cole un des joueurs de L.A. est appelé au téléphone. Son interlocuteur lui fait comprendre que sur ce match il y a trop d’argent en jeu pour se permettre une défaite. Billy Cole sur la fin du match alors que son équipe a encore trois points de retard, sort une arme et tire sur trois adversaires, puis il se suicide. Quelques temps plus tard Joe Hallenbeck est appelé par Matt Matthews son pote et employeur qui lui propose de faire le garde du corps pour une strip-teaseuse. Matt qui couche avec la femme de Joe saute dans sa voiture bourrée d’explosifs…

CRITIQUE

Nouvelle production de Joel Silver heureux producteur de « L’arme fatale » (« Lethal weapon« ) (1987) de Richard Donner et de « Piège de cristal » (« Die hard« ) (1988) de John McTiernan. Il confie ce nouveau Buddy movie à Tony Scott. Mais le film est assez médiocre.
Par sa fulgurance dans la violence il préfigure son prochain opus « True romance » (1993), mais c’est à peu près la seule vertu de ce film.

Le scénario de Shane Black (« L’arme fatale« ) a un grand ventre mou entre la première fusillade et l’enlèvement de Joe Hallenbeck par les méchants. (à peu près 40 minutes de parlottes stériles et de blagues pas marrantes).
L’histoire est tellement abracadabrantesque que l’on n’y croît pas une seconde.

Shane Black qui est à l’époque le scénariste le mieux payé d’Hollywood ne fait pas trop surchauffer le talent.  Et on finit par s’en foutre de son histoire.
Nous voyons donc deux mecs, un ancien agent de la sécurité du Président des USA et un ancien joueur de football américain, se balancer des vannes à longueur de film qui finissent par lasser sérieusement.

Nous voyons un mec (le privé) cocu (sa femme s’envoie son ami et employeur) et humilié par sa gamine qui l’insulte à longueur de temps. Là c’est déjà trop pour moi.
Nous voyons aussi un Damon Wayans au talent d’acteur assez limité qui  tire vers le bas le jeu de Bruce Willis souvent en roue libre.

On finit par attendre impatiemment le dénouement final et là, on n’est pas déçu. Côté adrénaline le spectateur est servi.
Mais à la fin du film quel est le bilan?
Un film plutôt vulgaire sur le fond et la forme, beaucoup d’ennui dans la première heure, et deux acteurs qui tournent en rond et en vain en attendant le dénouement.

Musicalement Michael Kamen  a par ailleurs été bien  plus inspiré. Pour ce film il s’agit de beaucoup de bruit et peu de musique.
A oublier.

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

Joe Hallenbeck est enlevé par les sbires du propriétaire mafieux de l’équipe de football de LA. Un des gros bras cogne Joe, Joe le prévient que s’il le retouche il le tue. L’autre en remet une couche. Joe lui assène un coup de poing qui lui enfonce le nez dans le crâne et le tue. Spectaculaire.

L’ANECDOTE

Bruce Willis qui ressort de deux terribles déconfitures au box-office « Le bûcher des vanités » (« The bonfire of the vanities« ) (1990) de Brian de Palma et « Hudson Hawk gentleman et cambrioleur » (« Hudson Hawk« ) (1991) de Michael Lehman.

NOTE : 08/20

Video & Photo

13 photos

Write a comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *