Synopsis

Un homme visiblement ancien soldat de l’armée du nord traîne un cercueil sur un chemin boueux. Il arrive à proximité d’un bourg. A ce moment une femme est malmenée par trois mexicains. Ils l’ont attaché et la fouettent sauvagement. Soudain l’homme abat les trois mexicains et délivre la femme. Il se rend dans le saloon pour se restaurer et pour que la femme s’y repose. En fait c’est une prostituée qui avait fui la bourgade en proie à la lutte farouche entre le major Jackson de l’ex-armée sudiste et des rebelles mexicains menés par le général Hugo Rodriguez. Le passe temps préféré du major est de flinguer les mexicains comme au tir au pigeon avec ses hommes cagoulés de rouges. Après une séance de tir et que l’on vient de le prévenir qu’un incident a eu lieu, il décide de se rendre sur place. Rapidement entre l’inconnu et les sudistes le ton monte. Le major perd tous ses hommes dans une brève fusillade. Il promet de revenir avec toute sa bande…

CRITIQUE

Les frères Corbucci Sergio et Bruno inventent un personnage qui inspirera bien des titres de westerns italiens sans qu’ils aient par la suite quoique ce soit à voir avec l’original.

L’original est taciturne un peu comme l’homme sans nom des westerns de Sergio Leone, il a un passé à digérer (sa femme assassinée, et la guerre de sécession en tant que soldat nordiste) ainsi qu’une arme exceptionnelle: une Gatling gun.

Mais très vite l’histoire tourne à vide.

Vient se grever sur l’histoire de la rivalité des bandes et de la vengeance de Django sur le major Jackson un vol de chargement d’or qui fait exploser le récit et ruine. Le huis clos dans cette bourgade boueuse aurait pu être plus approfondi.

Franco Nero et Loredana Nusciak sont impeccables ainsi que le méchant major interprété par Eduardo Fajardo.

La musique de Luis Enriquez Bacalov très inspirée par le maestro Ennio Morricone est superbe.

Donc un western italien honnête mais pas transcendant.

 

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

Sergio Corbucci n’hésite pas à pimenter son film d’images gore: Le révérend pris à partie par les mexicains se fait couper l’oreille et le morceau de chair enfournée dans sa bouche.

L’ANECDOTE

Sergio Corbucci tournera deux autre westerns avec Franco Nero « El mercenario » (1968)  et « Compañeros! » (1970)

NOTE : 12/20

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