Synopsis

Mexique dans les années 1910, un mercenaire polonais Serguei Kowalski dit « Le pollack » est contacté par les propriétaires d’une mine d’or pour convoyer le précieux métal loin de la région menacée par les troubles révolutionnaires. Arrivé à la mine un ancien mineur Paco Ramon et sa bande ont pendu tous les cadres mais l’or est enseveli sous des tonnes de roches après une explosion. Pour le révolutionnaire Paco cet or était nécessaire pour mener à bien la révolution. Le pollack le dissuade de creuser, car il faudrait des années pour parvenir au minerai. Contraints de s’associer face au retour de l’armée, Paco paye le pollack pour qu’il l’aide à se tirer du guêpier…

CRITIQUE

Après son très noir « Le grand Silence » (1968) qui n’a pas rencontré le succès espéré, Sergio Corbucci, retrouve son interprète de « Django« , Franco Nero et le plonge dans la révolution mexicaine comme mercenaire.

Le style de Sergio Corbucci se rapproche de celui de Damiano Damiani qui en 1966 a tourné « El chuncho » Même sujet : Un mercenaire associé à un chef d’une bande de péons et qui se sent une âme de  révolutionnaire. Tout cela durant les longues années de guerre civile qui secouèrent le Mexique entre 1910 et 1917 avec de gros soubresauts jusqu’en 1920. Sujet transcendé en 1971 par Sergio Leone avec son « Il était une fois… la révolution« .
Sergio Corbucci fait remanier un scénario destiné à Gillo Pontecorvo. écrit d’après une histoire de Luciano Vincenzoni, scénariste de « …Et pour quelques dollars de plus » (1965) et « Le bon, la brute et le truand » (1966) et de Franco Solinas scénariste de « Colorado » (1966) et « El chuncho » (1966)  et y ajoute un léger cynisme dans ce buddy movie façon western italien.

En effet les deux personnages principaux représentent l’association de la carpe et du lapin. L’un voleur de poule qui devient général de révolution, l’autre mercenaire qui n’agit que si on lui agite de l’argent sous le nez.

Le film est bien rythmé les péripéties s’accumulent ainsi que les retournements de situations. Petite surprise après une surprenante entame dans une arène avec des clowns qui caricaturent une corrida ce western italien se déroule sur un long flash-back.

Le duo Franco Nero/Tony Musante fonctionne très bien.
La belle Giovanna Ralli ne fait pas que de la figuration: son rôle de muse révolutionnaire pour Paco Ramon est très réussi.

Ennio Morricone dégaine une « bamba vivace » du meilleur effet pour affoler le film. Mais aussi quelques ballades à l’humeur « mexicaine » pour l’aspect picaresque.

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

Comme toute révolution la justice y est expéditive. Celle de Paco Ramon instituée dans une banque après l’avoir pillée, ne l’est pas moins. Le Pollack qui s’est évertué à humilier les péons de Paco Ramon en subira les conséquences…

L’ANECDOTE

« Le grand Silence » tourné en 1966 et « El mercenario » sortent la même année (1968) à cause de problèmes de distribution du premier.

NOTE : 15/20

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