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Synopsis

Paris et sa banlieue, Germaine dite « Mémène » est femme de ménage. Elle arpente Paris et sa banlieue pour faire des menus travaux. Ses clients réguliers sont Alexandre Liéthard, caissier dans une banque la cinquantaine célibataire et obsédé sexuel, Francine Marquette ancienne prostituée ayant participé à des ballets roses avec des politiques, quasiment mariée à un politicien Georges de La Motte Brébière, et speakrine d’une émission télévisée célèbre de confession intimes de spectateurs, et enfin monsieur Phalempin éducateur d’enfants difficiles en banlieue le jour, et travesti le soir. Germaine apprend les vices des uns et les secrets des autres. Elle distille aux uns et aux autres ceux-ci qui se font alors chanter mutuellement…

CRITIQUE

Une comédie mal réalisée, mais habile dans le scénario et servie par des dialogues relevés.

Troisième film de Michel Audiard réalisateur, et son plus grand succès public.
A l’époque Annie Girardot est l’actrice préférée des français, l’affiche mise tout sur elle, et ça fonctionne.

L’actrice dénuée (pour le film) de toute sensualité et d’érotisme (rôle dévolu à Mireille Darc) met en place une machination infernale l’air de rien en glissant quelques allusions aux uns et aux autres.
Ce qui permettra à Germaine d’accomplir ses voeux de belle vie à Montecarlo.

Michel Audiard profite de son film pour s’offrir une scène antigaulliste (les funérailles du début); pour rendre quelques hommages littéraires avec des plaques de rues (Marcel Aymé, Louis Aragon, Louis Ferdinand Céline) et des noms de bistrot (Elsa Triolet); pour illustrer son aversion pour l’argent qui lui aura brûlé les doigts toute sa vie, (on finit par donner des coupures de papier journal plutôt que des billets de banques aux maîtres chanteurs); et enfin pour illustrer sa mysoginie il fait des quatre femmes de son film, une manipulatrice, une ex prostituée maître chanteuse, une autre ex prostituée (amie de la première mais qui la trompe avec le futur mari), et enfin une maîtresse masochiste du caissier, qui prend des baignes de la part de son mari, l’amant réclamant de frapper plus fort.

La musique de Georges Van Parys est vieillotte et passe mal dès le génrique du début.

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

Dans un cabaret miteux, monsieur Phalempin déguisé en libellule se donne en spectacle sous les yeux narquois de Mémène qui sent le chantage juteux se profiler. Sim maigre comme un clou est incroyable.

L’ANECDOTE

C’est Michel Audiard qui lance la carrière de scénariste de Jean-Marie Poiré futur réalisateur du film « Le père Noël est une ordure » (1982) et « Les visiteurs » (1993). Il le fait travailler sur ses 5 premiers films sur les 6 qu’il a réalisé.

NOTE : 12/20

 

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