Synopsis
Rome années 1960, un homme est abattu chez lui de deux coups de feu. Le commissaire Belli est chargé de l’enquête. Il est contacté par un avocat pour qu’il fasse un travail en dehors de toute procédure et moyennant finances. L’avocat Fontana ne veut pas que son fils se marie avec une jeune anglaise. Il paie rubis sur l’ongle ses services. Belli débarque chez la jeune femme la frappe et lui dit qu’elle a 24 heures pour faire ses bagages. Le commissaire Belli est en fait un policier corrompu et violent qui voit avec cette affaire l’occasion de s’enrichir. L’homme mort est un producteur de disques.
CRITIQUE
Film touffu dans son intrigue à la limite de la confusion. Nous ne sommes pas dans un poliziottesco, les codes du genre n’y figurent pas. Il s’agit donc d’un film policier de bonne facture.
Le film est tiré d’un roman de Ludovico Dentice : « Macchie di Belletto » (« Tâches de peinture »).
Romolo Guerrieri réunit une distribution pertinente, notamment féminine. Florinda Bolkan, Susanna Martinkovà, Delia Boccardo et une apparition de Laura Antonelli. Toutes sont ambigües, vénéneuses et mystérieuses.
Le film est plaisant à suivre parcequ’esthétiquement c’est une réussite, et le scénario est prenant, même si parfois il peut sembler trop alambiqué.
Le film montre une société bourgeoise déliquescente qui tourne autour des starlettes de la chanson ou seul compte l’argent. Assassinats, drogue, chantages, violences, perversions en tous genres sont le quotidien de ces gens.
Le policier corrompu n’hésite pas à user de la force et tabasse régulièrement ses interlocuteurs. Hommes et femmes. Il vaque à ses occupations sans que cela émeuve outre mesure ses collègues.
La musique de Fred Bongusto oscille entre easy lisening et dissonance. Ce n’est pas brillant comme du Morricone mais ça fait le job.
LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE
La première scène du commissaire Belli avec Sandy, qu’il tabasse pour l’amener à quitter Rome et L’Italie. Franco Nero entre parfaitement dans la peau du flic ripou.
L’ANECDOTE
Le film est un succès d’estime. Sûrement la faute à un scénario pas évident à suivre.
