Synopsis
Harry Maddox arrive sous la chaleur de l’été dans une petite ville du Texas. Il remarque que le concesssionnaire automobile cherche un vendeur. Voyant un client potentiel il parvient à lui vendre une voiture. Sous les yeux du propriétaire qui l’embauche. Gloria Harper la secrétaire du concessionnaire est envoyée par le propriétaire, chez un client qui ne paie pas ses mensualités pour récupérer le véhicule Maddox s’impose pour l’accompagner. Une fois sur place Gloria demande à Harry de bien vouloir l’attendre tandis qu’elle négocie avec le mauvais payeur…
CRITIQUE
Thriller néo-noir. Film qui rend hommage à un genre sans non plus le transcender. Le livre de Charles Williams « Je t’attends au tournant » publié en 1953 est transposé fin des années 1980.
Le scénario conserve quelques stigmates du genre, la chaleur, les femmes fatales, les perversions psychologiques, l’attrait de l’argent.
Dommage que l’on nous montre juste une déclinaison de plus du thriller (même si le travail sur l’image est remarquable) sans en faire quelque chose d’original. Résultat c’est un film que l’on oublie assez vite.
« Hot spot » reste sagement dans les couloirs du genre. Et comme à l’époque (années 1990) il faut du sexe dans les thrillers, alors le film s’attarde sur les fesses des unes et des autres.
Le casting féminin bénéficie donc de la jeune et ambigüe Jennifer Connely et de la plus expérimentée et incendiaire Virginia Madsen.
Don Johnson n’a pas vraiment l’âge annoncé dans le film il a quelques années de plus. Mais ça passe.
Le film ne sauve aucun personnage. A la fin tous retournent à leur passions tristes.
La musique blues illustre les images et lui donnent du cachet.
LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE
La scène finale de l’explication avec les deux femmes et l’homme convoité.
Scène « forcée » dans son écriture. Et par conséquent décevante car peu convaincante.
L’ANECDOTE
3 jours avant le tournage, changement de réalisateur et de scénario. Exit Mike Figgis, bonjour Dennis Hopper. Les acteurs acquiescent. Don Johnson se rappelle:
Trois jours avant le début du tournage, Dennis Hopper est venu nous voir tous, il a convoqué une réunion un dimanche et il a dit : “Nous ne faisons pas ce script. Nous faisons celui-ci”. Et il a fait passer un script autour de la table qui avait été écrit pour Robert Mitchum dans les années 60… ou peut-être que c’était dans les années 50… et c’était basé sur un livre intitulé Hell Hath No Fury. Le film que nous avons fini par faire. C’était trois jours avant le début du tournage ! Alors il regardait tout le monde autour de la table et disait : « “Eh bien, vous savez, si Don Johnson abandonne, nous n’avons pas de film.” Et j’ai lu le script, et j’ai dit : “Wow !” Je veux dire, le script de Figgis était vraiment fluide et cool, mais c[elui-ci]’était vraiment noir, le gars était un vagabond amoral, et tout était sur la façon dont les femmes allaient le faire tomber.
NOTE : 12/20



