Synopsis

Côte d’azur années 1960, Antoine Beretto est un malfrat rangé des voitures réputé pour son caractère emporté et sa main leste sur le visage des importuns. Il vend et loue des rafiots. Un jour il reçoit la visite de deux de ses anciennes relations qui viennent lui demander de l’aide après un braquo foireux. Ils ont la maison poulaga aux miches et veulent se mettre au vert en Italie. Pour effacer la dette qu’ils viennent de contracter, ils lui refilent le tuyau qu’un gazier Leonard leur doit 4 plaques « sur une côte 40 contre 1 qu’il a oublié de cigler« . Antoine Beretto profite d’un voyage pour aller voir Jeff, un poteau, lui aussi à la retraite de la truanderie et tenancier d’un rade chicos en bord de mer du côté de Nice. Antoine demande à Jeff où il pourrait mettre la paluche sur ce Michalon qui a une répute grande comme le bras de mauvais payeur. Lorsqu’ Antoine, nuitamment, déboule dans la turne d’hôtel de Michalon il est contraint de buter un angliche venu faire la peau à Michalon…

CRITIQUE

Après « Les barbouzes » tourné deux ans plus tôt, Georges Lautner retrouve Michel Audiard pour ce film qui vaut plus pour ses dialogues et ses interprètes que pour le scénario pantouflard et ce de plus en plus à mesure que le film progresse.

Le film est un florilège de bons mots et de baffes que Jean Lefebvre reçoit avec constance. On rit beaucoup aux dialogues. Moins aux situations. C’est dommage car Georges Lautner semblait parti avec l’intention de parodier le western.

Dés le générique de début la musique de Bernard Gérard nous en avertit. Mais au fil du temps qui passe, malgré la horde de méchants qui « montent » des cyclomoteurs, malgré l’attaque au chariot de foin (et de dynamite), la parodie de western fait flop.

La fin est répétitive et presque ennuyeuse. On s’amusait pourtant bien au début. Les méchants étaient originaux et leur swing venu de Londres était plaisant.
Mais voilà le film ne tient pas la distance. Le spectateur retiendra un Jean Lefebvre tête à claque dans une de ses meilleures performances cinématographiques.

Le duo Lino Ventura-Michel Constantin fonctionne très bien.
Et Mireille Darc est bien charmante même si elle ne joue pas toujours très bien.

La musique de Bernard Gérard est entêtante à souhait, et l’on sort de la projection un petit air au bord des lèvres!

 

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

Antoine et Jeff ramènent le corps du premier macchabée anglais chez un spécialiste de la disparition des corps. Robert Dalban magnifique.

L’ANECDOTE

Le film fut marqué par un profond désaccord entre Lino Ventura et Georges Lautner. Lino Ventura s’est lancé à contrecœur dans ce tournage, le scénario ne lui plaisant pas vraiment. Michel Audiard dut faire les pompiers de service en réécrivant quelques scènes qui rebutaient l’acteur vedette.

NOTE : 13/20

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