Synopsis

Année 1873 en Oklahoma, Jed Cooper un cowboy est arrêté par un groupe d’homme qui lui demandent d’où provient le bétail qu’il promène. Jed Cooper dit qu’il l’a acheté et leur montre l’acte d’achat. Mais l’un des hommes ne reconnaît pas la signature de l’homme qui le lui a soi-disant vendu et qui a été retrouvé mort. Jed Cooper est alors désigné coupable de vol de bétail et immédiatement pendu. Passe alors un Marshal fédéral avec un convoi de prisonnier. Il débranche Jed Cooper miraculeusement en vie et le ramène à Fort Grant, pour y être jugé. Remis de ces blessures il parvient à démontrer son innocence au juge Fenton. Celui-ci lui propose alors de retrouver ceux qui l’ont pendu mais de les ramener vivants pour qu’ils subissent le jugement de la justice…

CRITIQUE

Magnifique western qui montre la difficulté qu’a connu le pays à instaurer une Justice qui ne soit pas soit un acte expéditif et un simulacre de justice, et ne soit pas non plus un acte de vengeance.

Une justice qui repose sur un juge qui fait régner la loi sur un territoire immense et dont les moyens sont insuffisants pour que la justice soit impartiale et égale pour tous.
Les scènes de pendaisons avec le juge qui dirige de sa fenêtre les exécutions qui ont lieu sur la place sont assez saisissantes.

Le héros du film revenu d’entre les morts va dans un premier temps, exercer la Justice, poursuivre par un acte de vengeance pour finir par un acte de mansuétude en demandant la grâce d’un de ses lyncheurs.

Scénario costaud et interprétation plus que virile de la part de Clint Eastwood. Le reste du casting est imposant.
Pat Hingle et Ed Begley qui interprètent respectivement le juge et le chef des lyncheurs sont magistraux.
Inger Stevens, dans le rôle de la femme obstinée qui cherche à retrouver l’assassin de son mari pour le voir gigoter au bout d’une corde est saisissant.

Alors il est vrai que le film a parfois des airs de western italien mais c’est surtout dû à la musique de Dominic Frontiere qui oscille entre inspiration à l’italienne et tradition hollywoodienne.

La réalisation de Ted Post ne fait pas appel aux canons du genre italien mais bien à ceux du western américain.

 

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

La scène de pendaison collective au milieu du film. Spectacle qui rameute les gens de toute la contrée venus se repaître de la mort d’autrui.

L’ANECDOTE

Clint Eastwood a demandé à Sergio Leone s’il voulait bien réaliser ce film. Refus de Sergio Leone. Ce qui a fait dire à certains critique que ce film était la « pâle copie américaine d’une pâle copie italienne, d’un western américain« .

NOTE : 16/20

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