Synopsis

Années 1930 durant la grande dépression, les banques des Etats-Unis d’Amérique subissent des attaques de bandes armées. John Edgar Hoover crée le FBI, une police qui a un pouvoir d’action sur l’ensemble du territoire, afin de contrer ces bandes de gangsters qui une fois leur coup fait se réfugient dans un autre Etat où ils ne sont pas poursuivis. sans compter la corruption de certaines forces policières qui ferment les yeux sur leur présence contre partie des butins razziés. John Dillinger est un de ces gangsters qui pillent les banques de Chicago et ses environs. Evadé par deux fois il devient l’ennemi public n°1 selon John Edgar Hoover qui nomme Melvin Purvis, un flic efficace à la tête du FBI de Chicago. Celui-ci s’aperçoit vite qu’il a affaire avec John Dillinger et « Baby Face » Nelson à des truands qui n’hésitent pas à tirer sur les policiers pour se dégager de situations délicates. Il réclame des moyens et des hommes d’expérience. Ceux-ci viendront en renfort du Texas. Une loi qui étend les pouvoirs du FBI dans ses traques aux gangsters va mettre à dos John Dillinger d’avec la mafia de Frank Nitti qui auparavant l’aidait logistiquement en lui fournissant voitures puissantes et armes…

CRITIQUE

Michael Mann est réputé pour ses côtés maniaques notamment dans les reconstitutions.

Et effectivement c’est un aspect du film remarquablement réussi. La plongée dans les années 1930 est un ravissement. Costumes, décors extérieurs et objet art-déco ainsi que les automobiles et les armes utilisées il ne manque rien.

Sur le plan historique comme quasiment toujours au cinéma américain, il y a beaucoup plus à désirer. Rajout de personnages, rencontres inventées, faits inversés dans la chronologie. Bref pour privilégier le scénario et l’efficacité de l’histoire c’est l’Histoire qui en pâtit. Il n’empêche que ce film est formidable.

Le personnage de John Dillinger est bien disséqué ainsi que ces relations avec la population qui voit en lui un Robin Des Bois dont les journalistes ont fait leurs choux gras. de même le spectateur peut appréhender les nécessités qui ont conduit John Edgar Hoover à la puissance où il en était arrivé dans les années 1960.

Johnny Depp, Christian Bale ainsi que Jason Clarke font chacun une interprétation de haute volée.
Michael Mann filme ses personnages au plus près souvent caméra à l’épaule. L’effet de tremblé donne un aspect de cinéma vérité. On peut cependant reprocher au réalisateur de nous faire trop aimer cet outlaw sans foi et si peu de loi si ce n’est celle du gangstérisme.

Bref de l’entertainment intelligent. Et à grand spectacle.

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

A la veille de sa mort John Dillinger pénètre dans les bureaux de la police de Chicago où un service lui est spécialement dédié. Nous le voyons déambuler dans la vaste pièce encombrée de bureaux vides, sur les murs et les tableaux sa vie turbulente est retracée. Dillinger voit les photos de ses amis tous morts. Surréaliste et beau.

L’ANECDOTE

Le directeur de la photographie Dante Spinotti qui a travaillé avec Michael Mann sur « Le dernier des Mohicans« , « Heat » et « Révélations » fait à nouveau un travail remarquable.

NOTE : 16/20

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