Synopsis

1944 Albert Quentin boit sans modération et voyage aux confins de la Chine et descend le Yang Tse Kiang. Les bombardements alliés menacent son hôtel. Il promet à sa femme que si l’hôtel n’est pas détruit il cesse de boire. Promesse tenue. Fin des années 1950 Gabriel Fouquet arrive un soir dans un petit village de Normandie et loge à l’hôtel d’Albert qui aujourd’hui suce des pastilles au menthol. Gabriel boit pour oublier sa séparation d’avec sa femme et se prend pour un matador, héros des arènes. Albert qui s’ennuie finit par suivre Gabriel dans ses beuveries au grand malheur de sa femme…

CRITIQUE

Un des films majeurs de Henri Verneuil.

Adapté du roman d’Antoine Blondin, avec maestria.

Jean Gabin et Jean-Paul Belmondo réunis pour la seule fois au cinéma et qui font des prouesses. Une histoire magnifique et touchante sur un homme esseulé, qui se cuite pour vivre des aventures espagnoles et qui vient chercher sa fille dans un orphelinat.
Mais aussi la rencontre avec un homme qui a lui aussi connu les cuites mémorables et qui s’ennuie dans son hôtel vide auprès d’une femme rabat-joie mais aimante et qui se revoit dans ses années mémorables.

Des dialogues réjouissants signés Michel Audiard.

Une musique somptueuse de Michel Magne.

 

Et une réalisation à la hauteur avec un feu d’artifice en noir et blanc plus beau que certains en couleurs.
Dans ce monde d’un XXI° siècle aseptisé ce film est un bon défouloir qui prend de plus en plus de valeur.
Du grand et bon spectacle.

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

Bien sûr la scène de la corrida avec les automobiles.

L’ANECDOTE

Première des 7 collaborations pour long métrage de Jean-Paul Belmondo et Henri Verneuil. Il va sans dire que le discours du film sous forme d’apologie de la cuite rencontra de grosses difficultés avec la censure.

NOTE : 16/20

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