SOS JAGUAR : OPÉRATION CASSE-GUEULE
- Angelo Infanti, Giancarlo Sbragia, Lilli Carati, Maurizio Merli, Orazio Orlando
- Stelvio Massi
- Poliziottesco
- 1977
- Poliziotto sprint
- Italie
- Gino Capone
- Stelvio Cipriani
Synopsis
Rome années 1970, un gang de braqueur de banque utilise deux voitures identiques (des DS Citroën) pour semer la police une fois le braquage commis. L’inspecteur Marco Palma, qui pense être un bon pilote se lance dans la course-poursuite. Mais il tombe dans un piège et il a un accident. Palma et son coéquipier Silicato sont blessés. Mais le gang niçois remet le couvert. Et Palma, qui a trafiqué une Alfa Roméo de la police sans autorisation, repart bille-en-tête. Deux nouveaux, les deux DS sèment la panique dans les rues de Rome. Le central demande d’arrêter la poursuite. Mais Palma s’entête et tombe dans un nouveau panneau. Deuxième accident et dans celui-ci, Silicato décède. Palma est écarté de la police…
CRITIQUE
Poliziottesco viriliste. C’est à celui qui en aura une plus grosse que son prochain (je parle de voiture).
Ce n’est pas Maurizio Merli le héros du film mais Rémy Julienne et sa troupe de cascadeurs.
Autant dire que le scénario de Gino Capone n’est guère épais. Il vide le genre de son intérêt. Il n’y a pas d’enquête, pas de réflexion sur la violence, la police ou la justice. Il ne prend même pas la peine d’expliquer la venue du chef de gang niçois à Rome.
Maurizio Merli, sans moustache, n’a pas une seule réplique exprimant une opinion de droite dure dont il est coutumier. C’est désespérant.
Alors on enchaîne les scènes avec des cascades et des courses-poursuites, mises en boîte par Rémy Julienne.
Stelvio Massi qui signe le film ne semble pas trop géné aux entournures.
Maurizio Merli est comme à son habitude, au minimum syndical de l’expressivité.

Lilli Carati ne joue même pas les utilités, elle est juste là, pour à un moment du film, faire une bourde et remettre les flics d’un côté et les gangsters de l’autre.
Orazio Orlando en coéquipier froussard et Giancarlo Sbragia dans le rôle du chef de Palma tirent leur maigrichonne épingle du jeu.
Bref c’est aussi stupide que le titre français du film qui nous ressort le « S.O.S Jaguar » (voir « S.O.S Jaguar : opération casseurs« ) dont on ne sait ce que fichtre il vient faire là-dedans. C’est bas du plafond (les p’tites bites, passez votre chemin!), ça n’a qu’un intérêt mécanique et de froissement de tôles.
La musique de Stelvio Cipriani qui est un des maîtres de l’ambiance musicale des poliziotteschi est ici, lui aussi, à la ramasse. Le choix de na pas illustrer musicalement les courses poursuites en est évidemment la cause principale. Cipriani est là pour mettre du groove sur les images. Au bout de huit ans d’exploitation intensive, le genre (filone en italien) poliziottesco est déjà sur le début de la fin.
LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE
Difficile de choisir autre chose qu’une scène de poursuite en voiture. La première qui donne le ton sera donc choisie.
L’ANECDOTE
Le film s’inspire de loin, de faits authentiques sur un policier légendaire italien, Armando Spatafora qui avait exigé une voiture puissante pour rivaliser avec les gangsters qu’il poursuivait. Sa hiérarchie lui a octroyé une Ferrari 250 GTE, comme la Ferrari du film.

