Synopsis

Fin des années 1950 à New York Manhattan. Au siège de l’ONU un important fonctionnaire français nommé Lefèvre-Berthier n’est pas réapparu depuis plusieurs heures. On demande à un journaliste rattaché à l’organisation pour la paix nommé Moreau de retrouver le disparu. Il commence par se rendre chez Delmas un ami reporter photographe à la réputation de cynique, de coureur et d’alcoolique. Mais Moreau a besoin de Delmas car il connaît du monde dans le monde de la nuit newyorkaise. Après l’avoir réveillé Delmas négocie avec Moreau le droit de prendre des photographies lorsqu’ils retrouveront Lefèvre-Bertier. Moreau accepte…

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CRITIQUE

Entre « Bob le flambeur » (1956) et « Léon Morin, prètre » (1961) Jean-Pierre Melville s’offre un petit plaisir façon nouvelle vague.
Un film tourné avec une équipe légère, et quoique très écrit semble improvisé. Une image avec un noir et blanc pas très léché. De plus le film se passe de nuit. Manhattan c’est quand même plus beau de jour. Et le film ne rend pas bien l’ambiance nocturne de la grande pomme.

Le scénario n’est guère passionnant. Peu de tension, guère de climax. C’est un peu Waterloo morne plaine.

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La distribution (hormis le rôle de Delmas tenu par Pierre Grasset) est assez peu talentueuse.
Jean-Pierre Melville qui a sûrement voulu profiter à plein de son tournage en Amérique, pays qui le fascinait, en jouant aussi le premier rôle est assez médiocre acteur. Il chantonne un peu son texte.
Quant au casting féminin il est de même assez limité. On croirait des mannequins qui tournent un film.

Mais le film permet à Jean-Pierre Melville d’affleurer des thèmes qui seront bien plus et bien mieux développés dans ses grandes œuvres : « Le doulos » (1962) (l’amitié), « Le deuxième souffle » (1966) (l’honneur), « Le samouraï » (1967) (la solitude masculine) , »L’armée des ombres » (la résistance) (1969) et « Le cercle rouge » (1970) (l’alcool).

La musique jazz est par contre la grande réussite du film.

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LA SCÈNE D‘ANTHOLOGIE

La fin peu vraisemblable qui finit d’achever le gâchis dans laquelle le photographe d’un cynisme sans borne renonce à ce qui a été sa motivation tout au long du film : la richesse.

L’ANECDOTE

Le film a été un échec en salles. La critique elle était mitigée.

NOTE : 09/20

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