Synopsis

Milan années 1970, deux garçons se rendent à l’école. Le premier à bord d’une Rolls Royce conduite par un chauffeur, le second à califourchon sur la moto de son père garagiste.  Ils sont laissés en même temps devant l’école quand surgit une voiture avec trois hommes. Ils se jettent sur le fils de riche pour l’enlever, mais le fils du garagiste tente de les en empêcher. Les trois hommes sont contraints d’enlever les deux gosses, la police est immédiatement prévenue, mais semble bien impuissante face à l’industrie de l’enlèvement…

CRITIQUE

Les années de plomb sont riches en violences diverses et variées. De l’attentat, au braquage, de la manipulation politique, aux enlèvements de personne contre rançon.

C’est de cette dernière forme de violence à laquelle s’attache Fernando Di Leo dans ce film. Devenue une industrie par la mafia sicilienne et surtout la N’Dranghetta calabraise, ce système d’enrichissement permet aux mafias de s’introduire dans le nord de l’Italie (Rome, Milan, Gênes et Turin). Notamment avec les filières de blanchiment d’argent. Mais aussi parce que leur cibles se situent dans l’Italie industrieuse du Nord.

Film de commande sur une histoire de Galliano Juso. Le film est assez bancal.
Entre un sujet intéressant mais gâché par une interprétation plus que moyenne. Qu’il s’agisse du très médiocre Luc Merenda excusé pour son manque de talent, qu’il s’agisse de l’extravagant Vittorio Caprioli qui en fait un peu trop en commissaire dépassé par les évènements ou de l’étonnant James Mason en riche entrepreneur du bâtiment, qui tente les gestuelles « à l’italienne » mais on voit bien qu’il ne les maîtrise pas du tout.


Le film contient un long tunnel dans lequel nous assistons à un face à face entre Merenda et Caprioli. Il est flagrant que pour l’acteur français les longues tirades sont un gros handicap.
Ce sont donc les seconds rôles qui relèvent le niveau.

Côté action le film est en revanche irréprochable. Les poursuites et les cascades sont spectaculaires tout en restant réalistes.

Enfin nous voyons que les scénaristes sont bien renseignés sur le fonctionnement de cette nouvelle « industrie » qui fournit énormément de cash à une mafia qui profite des années de plomb pour étendre ses tentacules sur la péninsule italienne et sur la Suisse où elle blanchit l’argent des enlèvements.

La musique de luis Enriquez Bacalov ne démérite pas. Cependant le compositeur nous ressert en partie celle de  « Milan calibre 9« .

 

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

L’assassinat d’un des otages. Forcément choquant bien que Di Leo y mette toute la pudeur nécessaire.

L’ANECDOTE

Luc Merenda dit à propos du réalisateur : «Il ne s’est presque jamais fâché, c’était un vrai gentleman, j’ai fait un film avec lui et ça a été neuf semaines de vacances».
Peut-être que Fernando Di Leo aurait du se fâcher un peu pour obtenir plus de son acteur principal.

NOTE : 08/20

 

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