Rueducine.com-Mississipi burning-1988
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SYNOPSIS

1964 Etat du Mississippi dans le comté de Jessup, trois jeunes militants des droits civiques pour les noirs sont poursuivis un soir par trois véhicules dont un de la police. Ce n’est que quand ce dernier met en fonction ses lampes que le conducteur du véhicule poursuivi s’arrête mais il est quasiment aussitôt abattu à bout portant. Les trois hommes ont comme disparu de la surface de la terre. Deux agents inspecteurs du F.B.I. sont dépêchés sur place. L’agent Ward « Kennedy boy » et un ancien shérif d’une ville du Mississippi l’agent Anderson. Entre les deux hommes de générations et d’éducation différentes le courant a bien du mal à passer. Quand les deux hommes arrivent dans les locaux du shérif de la ville de Jessup, ils sont accueillis plutôt froidement et avec suffisance par l’adjoint du shérif Clinton Pell. Quand à l’heure de manger l’agent Ward interroge au restaurant un noir, ce dernier malgré son silence est dans les heures suivantes menacé par les blancs. Et le soir même dans leur motel les deux hommes reçoivent une décharge de fusil dans les vitres de leur chambre…

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CRITIQUE

Film réussi sur le plan technique et artistique. Sur le plan technique, Alan Parker soigne sa mise en scène, ses mouvements de caméras, sa photographie (Peter Biziou récompensé aux Oscar) et confie à Trevor Jones la partition musicale qui s’avère tout à fait efficace.

Sur le plan narratif c’est tout autant un succès.

Le film s’inspire de faits réels survenus en 1964 lors du « Freedom Summer » à Philadephia (Mississippi) à savoir l’assassinat  James Earl Chaney, Andrew Goodman et Michael Schwerner par des « chevaliers blancs » du Ku Klux Klan (K.K.K.).

Outre que l’enquête (même si elle est réécrite pour les besoins de l’entertainment) est passionnante, la grande réussite du film est d’avoir recréé cette ambiance sudiste des années 1960 où le sud allait perdre une deuxième fois (après la guerre de sécession) par l’adoption de la civil rights de 1964 et de la voting rights act de 1965.
Ce qui donnera au K.K.K. un petit sursaut de vitalité.

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On voit ainsi le radicalisme et la violence faire une alliance qui amène certains à brûler les églises des noirs et à pratiquer le lynchage contre ceux qui parlent un peu trop avec le F.B.I.

Le duo d’acteur Gene Hackman et Willem Dafoe forme un buddy movie des plus réussis.
Ils n’ont qu’un but arrêter les coupables mais l’un et l’autre ont des méthodes radicalement opposées. Le jeune Ward (Willem Dafoe) « Kennedy boy » (entré au F.B.I. pour aider Robert Kennedy à appliquer ses réformes contre J. Edgar Hoover alors chef du F.B.I.) est un peu trop rentre dedans et va de bévues en maladresses en se basant sur le règlement, le vieux roublard Anderson (qui a roulé sa bosse dans les contrées sudistes) contourne le règlement et obtient les indications les plus précieuses et notamment celle qui permettra de découvrir les trois corps.

Gene Hackman par sa rondeur mêlée à une hargne physique fait un numéro sensationnel.

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LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

L’agent Anderson déboule dans un local et tant bien que mal se fait offrir une bière par l’adjoint du shérif. Quand un ami de ce dernier vient s’asseoir à côté de lui et l’insulte, puis le menace, en lui disant de foutre le camp lui et le F.B.I.  Anderson attrape alors le type par les couilles et lui répond qu’il restera jusqu’à la fin de l’enquête. Au fur et à mesure qu’il lui répond il serre de plus en plus fort. Quand il le lâche le type tombe de sa chaise évanoui. Grosse scène à sensation. Gene Hackman impressionnant.

L’ANECDOTErueducine.com-ours d'argent

Au festival de Berlin (Berlinale 1989) Gene Hackman reçoit l’Ours d’argent de la meilleure interprétation.

NOTE : 16/20

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