Synopsis

Paris années 1980, Maître d’Alins, un avocat d’affaires est assassiné dans les locaux du palais de justice de la capitale. La brigade anti criminalité du commissaire Martin Griffon dit « La crime » est chargée de l’enquête. Mais les pressions politiques sont fortes et pour mieux contrôler ce commissaire imprévisible la direction de la police lui adjoint le contrôleur Jean-François Rambert. Ils furent amis jusqu’au jour ou Rambert a pris la femme de Griffon. Une journaliste est témoin du meurtre et mènera elle aussi son enquête. Griffon s’aperçoit très vite que le fils de l’avocat maintien des contacts avec les tueurs de son père, et qu’un membre du gouvernement pourrait être impliqué dans cet assassinat…

CRITIQUE

Philippe Labro est un habitué du genre policier.

Mais dans ce cas-ci, si la trame est solide, les dialogues (signés Jean-Patrick Manchette) sont plutôt insignifiants surtout dans leur volonté d’humour noir.

On peut regretter que Philippe Labro ne ce soit pas un peu plus intéressé au cas du ministre Lacassagne et à ses réactions au fur et à mesure de l’avancement de l’enquête.

Claude Brasseur en vieux flic bougon et solitaire qui enfile les impairs comme on enfile les perles, tient le film sur ses épaules.
Dayle Haddon est franchement mauvaise actrice.
On peut remarquer l’excellent second rôle Luc-Antoine Diquéro en petit flic malin.
Bonne composition de Robert Hirsh en homme d’affaires véreux.
Enfin Jean-Louis Trintignant fait une (courte) apparition mais elle est mémorable.

Les scénaristes tombent à pied joints dans le cliché de l’idylle entre le commissaire Griffon et la journaliste qui pour le coup s’avère largement largement téléphonée et inutile au récit.

Philippe Labro a été bien plus inspiré lors d’opus précédents je pense notamment à « Sans mobile apparent » (1971).

Pour sa première musique de film Reinhardt Wagner offre un score mollasson et sans grand intérêt. Il tire le film vers le bas.

 

Ce film est recensé dans la page : LE FILM POLICIER ET LE THRILLER FRANÇAIS DE 1945 à 2015.

 

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

Le court face à face entre le commissaire Griffon (Claude Brasseur) et le ministre Lacassagne (Jean-Louis Trintignant). Deux monuments du cinéma français des années 1980, ça a quand même de la gueule.

L’ANECDOTE

Le romancier Jean-Patrick Manchette (1942-1995) est un écrivain qui s’est spécialisé dans le polar. Il a été demandé par le cinéma pour écrire ou adapter des scénarios. Parmi lesquels « L’agression » (1974) de Gérard Pirès, « La guerre des polices » (1979) de Robin Davis et « Légitime violence » de Serge Leroy. Claude Brasseur (1936-2020) est de chacun de ces films.

NOTE : 12/20

Video & Photo

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