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Synopsis

Un braquage d’une banque dans une ville balnéaire par 4 malfrats tourne au drame. Un des gardiens est abattu et un gangster grièvement blessé. Il est cependant récupéré par ses complices et emmené dans un hôpital parisien. Le commissaire Coleman commenec sa journée de travail en descendant les Champs Elysées. Il fréquente le milieu et les prostituées. Il est ami avec un propriétaire d’une boite de nuit. Ce dernier a participé au braquage de la banque…

 

CRITIQUE

Un film qui pue la mort.
Les personnages font penser à des cadavres animés. Ils évoluent dans des lieux désincarnés, roulent dans des voitures qui n’appartiennent plus à l’époque ni à la géographie de l’action. Une Dodge, une Plymouth.
Alain Delon et Catherine Deneuve sont glaciaux.
Jean-Pierre Melville pousse son cinéma fait de silence et de minutie jusqu’à l’abstraction, et une abolition du temps. Les couleurs sont bleu-passé et gris.
Nous sommes dans la salle d’attente de la morgue.
Le film fait malgré tout office de redite vis-à-vis de ses films précédents.

Ce n’est pourtant pas le film le plus réussi du réalisateur. « Le cercle rouge » ou « Le samouraï » avec Alain Delon sont supérieurs. D’autres films sans Delon « Le deuxième souffle » ou « L’armée des ombres » sont aussi meilleurs.

 

Cependant Jean-Pierre Melville parvient toujours à faire une deux ou trois séquences exceptionnelles. Ici le braquage d’une banque dans une ville balnéaire hors-saison estivale et l’attente dans la voiture. Et surtout rien que le bruit des éléments déchainés.
Autre grande séquence, le braquage du train. Séquence qui peut heurter: Jean-Pierre Melville ne prenant pas de grandes précautions pour dissimuler que train et hélicoptère, qui dépose le gangster sur le train, ne sont que des maquettes.

Jean-Pierre Melville offre à Alain Delon son premier rôle de flic.
Rôle de flic qu’il reprendra à plusieurs reprises de la fin des années 1970 au milieu des années 1990. S’enfermant au fil des années dans un système qui fonctionne de moins en moins à chaque nouveau rôle de flic que le film précédent. Pris en sandwich entre une concurrence avec Jean-Paul Belmondo qui performe plus que lui au box office et en même temps un désamour du public pour le genre policier à la fin des années 1980-1990. Le menant à des films pathétiques comme « Le choc« , « Parole de flic« , « Ne réveillez pas un flic qui dort » ou « L’ours en peluche« .

 

Ce film est recensé dans la page : LE FILM POLICIER ET LE THRILLER FRANÇAIS DE 1945 à nos jours.

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

Le braquage de la banque en début de film. Un sens de la maîtrise des cadres, du montage et du graphisme (les imperméables, les borsalinos, la voiture américaine, la banque située dans un immeuble très photogénique et le traitement des couleurs).

L’ANECDOTE

Ce sera le dernier film de Jean-Pierre Melville (1917-1973).

NOTE :  13/20

Video & Photo

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