Synopsis

Eddie Carpentier est un vieil acteur de théâtre qui dans une même soirée joue trois ou quatre apparitions dans des pièces parisiennes. Victor Viallat n’est guère plus jeune et il décide d’aller voir son agent se sentant en pleine forme pour reprendre la voie de la scène théâtrale. Eddie et Victor sont de vieux amis. Chez leur agent ils apprennent qu’une pièce va partir en tournée et nécessite trois rôles. Ils partent chez le tourneur Chapiron, criblé de dette et lui mettent un marché en main: Ils font les trois rôles pour moitié prix. Chapiron accepte, mais qui fera le troisième rôle. Mais bien sûr c’est Cox…

CRITIQUE

Comédie très débridée de ce touche à tout et inégal Patrice Leconte.

Ce film sur trois vieux acteurs cabots et sans grand talent, est un tour de force. Cela aurait pu virer à la catastrophe. Il n’en est rien.

D’abord le scénario coécrit par Serge Frydman et le réalisateur est malin. L’histoire du sabotage d’une tournée d’une pièce de théâtre à travers les provinces de France, par le propre producteur de la tournée, maintient la tension du film. La réalisation nerveuse et le montage serré vont aussi dans ce sens.

D’autre part les dialogues sont la plupart du temps savoureux et utilise souvent la technique de n’employer qu’un mot pour remplacer une phrase.  Enfin la distribution est une merveille.

Nos « trois as » comme ils se surnomment dans le film sont magnifiquement interprétés par Jean Rochefort, Philippe Noiret et Jean-Pierre Marielle qui n’hésitent pas à en faire des tonnes.
Et Catherine Jacob en star de la tournée visée par le producteur véreux, et crachant des insultes du même tonneau que celles du capitaine Haddock, est elle aussi dans le registre du sur-jeu qui pour ce film est tout à fait ce qu’il fallait.
Comble du bonheur : le sourire de Clotilde Courau traverse le film.

Une musique rigolarde, un montage nerveux et le tour est joué : une des comédies les plus réussies de la fin des années 1990.

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

Cox improvise et renvoie dans le train trois acteurs venus remplacer Carpentier, Viallat et Cox lui-même. Mais pris dans l’élan de l’improvisation, il monte lui-même dans le train devant ses deux camarades atterrés par tant de bêtise.

L’ANECDOTE

Le film fût un échec terrible en salles. La faute à une promotion télévisée omniprésente qui tua le film dans l’œuf! Le public avait déjà trop vu nos trois grands acteurs et l’impression d’avoir vu le film sans mettre le pied dans une salle de cinéma.

NOTE : 15/20

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