Synopsis

Texas années 1880, 4 hommes sont chargés par une nuit de pluie battante de surveiller un chargement de 360 000 dollars en or. Dans la maison à côté une famille partage un repas. Les quatre hommes sont abattus puis la famille décimée. Pensant ne pas laisser de traces derrière eux, les bandits mettent le feu à la maison et partent. Surgit un homme qui extirpe des flammes un garçonnet de 4 ans qui a échappé au massacre. 15 ans plus tard le jeune Bill a 19 ans. Il tire au pistolet et au fusil avec une grande rapidité et fait mouche à tous coups. Quant à Ryan c’est un prisonnier relâché au bout de 15 années de bagne. Il a été vendu par ses anciens compagnons de pillage…

CRITIQUE

Très bon western italien dit « Spaghetti » qui doit beaucoup à son scénario écrit par Luciano Vincenzoni.

Ce scénariste a écrit ou co écrit « Et pour quelques dollars de plus« , « Le bon, la brute, et le truand« , et « Il était une fois…  la révolution » tous trois du grand maître du genre: Sergio Leone. Il a aussi écrit « El mercenario » de Sergio Corbucci un très bon film aussi.
« La mort était au rendez-vous » est largement inspirée de « Et pour quelques dollars de plus » sorte de jeu du chat et de la souris entre un vieux et jeune tous deux chasseurs de prime.
Ici même chose : un vieux et un jeune veulent se venger d’une même bande de bandits, mais chacun y a des intérêts différents et donc chacun joue sa partition contre celle de l’autre tout en se conservant un respect mutuel. Les scènes de confrontation entre le vieux et le jeune sont d’ailleurs ironiques et détendent l’atmosphère.

Car le film est sacrément empli de tension.

Le chef des bandits joué par le grand Luigi Pistilli est un beau salopard.
Lee Van Cleef est toujours extraordinaire. avec sa gueule incroyable.
John Philip Law ne démérite pas essayant de faire un personnage entre Clint Eastwood et Franco Nero même si parfois il est un peu « léger » pour son rôle.

Comme tous ces grands westerns italiens cités plus haut, la musique de Ennio Morricone est là superbe, et les chœurs de « I cantori moderni » d’Alessandro Alessandroni (siffleur émérite) donnent de la voix!

J’insiste sur la maîtrise scénaristique qui est somme toute pas très courante dans ces productions. Le but du jeu en ses années folles du cinéma italien étant de produire vite et beaucoup pour remplir les caisses quitte à bâcler souvent l’écriture du film.

 

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

Durant une tempête de sable a lieu dans une hacienda la bataille finale entre les bandits et les deux héros. Violence et humour sobre sont de mise. Un régal!

L’ANECDOTE

Ce film aurait inspiré Quentin Tarantino pour son diptyque: « Kill Bill vol.1 » et « Kill Bill vol.2« . Ah Bon?!

NOTE : 16/20

 

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