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Synopsis

Un homme s’évade d’un centre de psychiatrie, il rentre sur Paris où il prend contact avec Greta une jeune femme qu’il a rencontrée peu de temps auparavant. Celle-ci l’héberge le temps qu’il se repose. Il lui emprunte de l’argent et lui demande de nier si l’on venait lui demander si elle avait vu David Daguerre, ainsi se nomme l’évadé. On le retrouve quelques heures plus tard en Ardèche. Là il est hébergé par un couple qui vit dans les parties restaurées des ruines d’un château médiéval. Pour lui c’est l’aventure qui surgit, pour elle c’est la peur…

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CRITIQUE

Voici un film pour entretenir notre paranoïa.
Un homme est poursuivi par la police et les gendarmes (mais peut-être pas) parce qu’il connaît un secret (mais peut-être pas). Peut-être qu’il s’agit d’un dément qui a des bouffées d’hallucinations délirantes.

En effet le comportement de cet homme est imprévisible et il manie la sympathie et la menace avec beaucoup de subtilité. Jean-Louis Trintignant ambigu à souhait.

Face à lui Philippe Noiret (bonhomme et enthousiaste de plonger dans l’aventure) et Marlène Jobert qui scellent leur destin en laissant des traces de leur périple entre Ardèche et bord d’océan des Landes.

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Jolie et effrayante parabole sur les secrets dits « d’Etat ». Robert Enrico et Pascal Jardin maîtrisent dans leur écriture le film tiré du roman « Le compagnon indésirable » de Francis Ryck. Exceptée une scène peu crédible de manœuvres militaires au pied du château.

Le film est mis en musique par Ennio Morricone qui prend le contre-pied du thriller ou du film d’espionnage et délivre une musique romantique des plus extraordinaires.
A noter les gouttes d’eau qui tombent pour ouvrir le morceau du générique et qui reprend la torture utilisée sur David Daguerre.

 

Ce film est recensé dans la page : LE FILM POLICIER ET LE THRILLER FRANÇAIS DE 1945 à nos jours.

 

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LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

Prés d’une cabane au bord de l’océan un gemmeur (homme qui recueille la résine des pins) est surpris par David Daguerre et Thomas Berthelot. Tous deux pris dans un délire de persécution, poursuivent le forestier et l’abattent en pleine forêt. Ils restent persuadés que c’est un agent déguisé.

L’ANECDOTE 

Un fan du maestro Ennio Morricone qui sévit sur Facebook sous le pseudo de Titou Dady, me fait parvenir cette anecdote :
« Robert Enrico a toujours travaillé avec François de Roubaix (jusqu’à son décès en 1975). Il a fait appel au Maestro un peu forcé, à la demande du producteur Jacques-Eric Strauss qui a également produit : « Le clan des siciliens » (1969) d’Henri Verneuil, « Sans mobile apparent » (1971) de Philippe Labro, « René la canne » (1976) de Francis Girod et « Une journée bien remplie » de Jean-Louis Trintignant (BO signée du « remplaçant » de Morricone : Bruno Nicolai). Strauss considérait (à juste titre) que la présence du nom du Maestro sur une affiche et au générique était un plus commercial pour le film« .

NOTE : 15/20

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