Synopsis

Paname années 1950, Max-le-menteur est un truand qui aborde la cinquantaine ainsi que son pote Riton avec lequel il fait ses coups. Le dernier, celui qui doit leur assurer une retraite dorée, est le vol de 8 lingots d’or d’une valeur de 51 millions. Le vol est réussi ne reste plus qu’à laisser les choses se tasser car cela a fait la une des journaux, puis il suffira de fourguer le jonc contre l’oseille. Mais le jeune truand Angelo sait que ce coup ce sont Max et Riton qui l’ont fait. Et il veut mettre la pogne sur le magot. Pour cela il fait enlever Riton. Pour Max l’amitié l’oblige à céder à Angelo et échanger le grisbi pour son ami. Mais il fait appel à Pierrot un ami et Marco un homme de main. Et c’est sulfateuse à la pogne qu’ils vont régler les comptes…

CRITIQUE

Jacques Becker avec ce film crée l’étalon du film noir à la française, genre jusqu’à présent trusté par les films américains.

Adapté du roman éponyme d’Albert Simonin, c’est un vrai coup de maître si l’on excepte le premier quart d’heure, un peu longuet, d’exposition des personnages dans un cabaret avec des danseuses exécutant une chorégraphie inepte.

Ensuite c’est cent pour cent brut de brut.

Jean Gabin qui est de quasiment tous les plans interprète ce gangster qui veut raccrocher de façon sensationnelle. Ce rôle relancera sa carrière hésitante depuis la fin de la guerre.
Lino Ventura décroche son premier rôle et ce n’est pas une figuration. Il joue Angelo celui qui veut rafler la mise, et il n’y a aucun doute sur la suite de sa carrière.

Jean Wiener compose une musique magistrale avec un solo d’harmonica qui restera longtemps dans les mémoires même si de nos jours elle ne passe pas beaucoup dans les radios.

C’est donc un film important dans l’Histoire du cinéma français. A ne rater sous aucun prétexte.

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

Max veut savoir dans quelles circonstances Angelo a enlevé son ami Riton. Il est dans la chambre d’hôtel de Josy la maîtresse de Riton mais qui est aussi celle d’Angelo. Sont aussi présents une amie de Josy et le portier de l’hôtel. Les baffes pleuvent à tout va. C’est sec et ça fait mal.

Ce film est recensé dans la page : LE FILM POLICIER ET LE THRILLER FRANÇAIS DE 1945 à 2015.

L’ANECDOTE

Les aventures de Max-le-menteur chez Albert Simonin se poursuivent avec « Le cave se rebiffe » et « Les tontons flingueurs » sous le titre « Grisbi or not grisbi » Mais ces deux derniers films ne sont pas dans la veine noire du premier pour la bonne raison que c’est Michel Audiard qui est passé par là et a adapté ces romans en comédie.

NOTE : 16/20

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