1 votes 3

Synopsis

Sète en 1988, le policier Simon Atlan a mis en oeuvre l’arraisonnement d’un cargo chargé de cocaïne.  Parmi les membres de l’équipage un flic policier Karim Hamida infiltré. Croyant que son prisonnier de balade à sa guise, Atlan commence à rudoyer Hamida. C’est ainsi qu’il apprend qu’il a affaire à un policier évoluant en sous-marin. Quelques jours plus tard, de retour à Paris dans les locaux des stups, Karim Hamadi débarque pour travailler avec Atlan. Atlan est avec un suspect de trafic de drogue. Tandis qu’Atlan s’explique avec son chef sur l’affectation d’Hamadi avec lui, Hamadi trouve sur le suspect un sachet de drogue pure et meurtrière…

CRITIQUE

Les intentions semblent bonnes : faire un film policier dans une enquête antiterroriste avec un buddy movie d’un flic juif et d’un autre arabe. Sur le papier, le spectateur se dit : Pourquoi pas? D’autant qu’à partir du 2 juillet 1987 l’affaire Wahid Gordji secoue la France et le film s’en est largement inspiré notamment sur la fin du film: l’extradition.
Mais le résultat n’est pas à la hauteur. Le film est parasité par une histoire d’amour entre l’ex femme du flic juif et le flic arabe. C’est téléphoné et pas très bien écrit.

Alexandre Arcady et Daniel Saint-Hamont ne peuvent s’empêcher d’étaler le folklore juif. C’est sympatique surtout quand Marthe Villalonga se charge de l’étaler, mais c’est du déjà vu dans leurs films précédents.

Niveau scènes d’actions, elles sont rares mais le niveau reste bon et conforme aux scènes tournées dans ces années-là. Cependant une scène superfaitatoire, avec une grue, ruine l’amorce du dénouement du film. Pour aller dans l’ambassade par les toits il suffit d ‘entrer dans un immeuble voisin de monter jusqu’au toit et de rejoindre le toit de l’ambassade. La grue est inutile.

Côté acteur c’est plutôt pas mal. Patrick Bruel (30 ans) est un poil trop juvénile. Richard Berry campe mieux son personnage. Le buddy movie est déséquilibré au profit du personnage de Richard Berry. Le rôle du Kabyle interprété par Amidou est une belle trouvaille, on peut regretter que ce personnage n’ait pas plus d’influence sur le récit.
Enfin Saïd Amadis est un parfait terroriste bureaucrate.

Enfin les seconds rôles Claude Brasseur et Bruno Cremer mettent une assise au film ayant chacun des bagages bien chargés en termes de films policiers, politiques, ou d’espionnage.

Le plus fâcheux du film est la musique calamiteuse de messieurs Jean-Jacques Goldman et Roland Romanelli. La chanson étant le pire du pire, elle tire vers le bas le film.

Ce film est recensé dans la page : LE FILM POLICIER ET LE THRILLER FRANÇAIS DE 1945 à nos jours.

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

On entre dans les locaux de la brigade des stups. Des grands bâtiments désaffectés de la SNCF. Le va-et-vient des trains ne cesse jamais pendant que les flics bossent. C’est curieux.

L’ANECDOTE

Le film ne cartonne pas au box office mais fait un score qui le place à la 26ème place pour l’année 1989. Un succès donc mais guère plus.

NOTE : 13/20

 

 

Video & Photo

1 videos 5 photos

Write a comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *