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SYNOPSIS

Afrique fin des années 1970, Josselin « Joss » Beaumont est jugé dans un Etat africain, le Malagawy, pour tentative de meurtre sur la personne du chef de l’Etat. Drogué, on lui soutire des aveux. Il prend perpète. Mais quelques temps plus tard il s’évade et rentre en France. Paris début des années 1980, Joss Beaumont est un barbouze. Il sait que sa hiérarchie l’a trahi et donné au président du Malagawy pour raisons politiques. En rentrant il sait qu’il sera recherché par ses ex-collègues pour être au mieux arrêté, au pire assassiné. Il prévient cependant qu’il a l’intention d’achever la mission pour laquelle il a été envoyé: tuer le Président N’Jala en visite à Paris. On lui lâche aux trousses le commissaire Rosen un super flic vicelard aux méthodes gestapistes. Mais Joss Beaumont a plus d’un tour dans son sac, et il se rapproche de plus en plus de sa cible…

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CRITIQUE

Film paradoxal à la fois très caricatural, parfois raciste, et un peu idiot. Mais c’est un pur plaisir. De l’entertainment sans complexe. Et ça fonctionne comme tel. On peut penser que de nos jours il ne pourrait pas sortir en salles sans que des ligues de toutes sortes ne se lèvent contre le film.

Déjà monte un bruit sourd sur l’envahissement des écrans du film « Le professionnel » le jour de sa sortie en salles, qui léserait les autres films sortant le même jour ou virant des écrans des films n’ayant pas eu le temps de faire leur carrière . Bruit qui finira en polémique retentissante pour le film suivant de Jean-Paul Belmondo.

Tiré d’un roman de Patrick Alexander « Mort d’une bête à la peau fragile », même si l’inspiration du film se base sur ce que l’on appelle la Françafrique (politique africaine de la France), n’en attendez pas quelque révélation fracassante qui soit.

Georges Lautner tient bon la barre de la réalisation pour éviter un naufrage, et il bénéficie du charisme indéniable de sa star Jean-Paul Belmondo au sommet de sa forme.
De plus Robert Hossein prend son pied en jouant un flic aux méthodes plus que discutables. Le méchant est bon. Ce qui donne au film un bon relief.
La très peu connue Marie-Christine Descouart sortie tout droit du film « Le roi des cons » (1981) de Claude Confortès compose une  putain de luxe, caution sexy du film, et ravit la vedette à Cyrielle Claire.

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Si Michel Audiard n’est pas au sommet de sa forme plumitive c’est toujours un plaisir d’entendre ses dialogues.

A l’époque il travaillait sur le film « Garde à vue » (1981) de Claude Miller et a traité le scénario du film assez négligemment. Ce qui a contraint Georges Lautner à faire appel à Francis Veber comme script doctor qui selon ses dire aurait énormément remanié le script. Michel Audiard était prêt à renoncer à mettre son nom sur le générique et l’affiche du film au profit de son fils Jacques qui a mis une touche finale au travaux de son père et de Francis Veber. Mais c’est Francis Veber qui revendique le scénario du film.

Dans le film on a droit à un duel comme dans un western, et aussi à une belle poursuite en voitures, de la castagne et quelques coups pourris de la part des services secrets.
Bref tous les ingrédients sont là pour passer du bon temps sans réfléchir aux tenants et aboutissants de l’œuvre visionnée, qui, ça tombe bien n’en a pas.

La musique « Chi mai » n’est pas un morceau original. Il avait été utilisé pour un film italo-yougoslave de Jerzy Kawalerowicz « Maddalena » (1971). C’est Jean-Paul Belmondo qui l’a imposé en plus des morceaux déjà composés par Ennio Morricone après l’avoir entendu à la radio. Le maestro a juste réorchestré le morceau. C’est à ce moment là qu’il devient un hit mondial. Mais le morceau « Il Vento, il grido » avec plusieurs variantes est tout aussi magnifique.

 

Ce film est recensé dans la page : LE FILM POLICIER ET LE THRILLER FRANÇAIS DE 1945 à 2015.

 

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LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

Le meurtre du Président N’Jala: Joss Beaumont le fait tuer par un flic qui devait le protéger. Joli pied-de-nez.

L’ANECDOTE

Jean-Paul Belmondo qui cherchait à l’époque à battre des records d’entrées dans les salles, trustant énormément de salles dans une France qui n’avait pas encore investit dans des complexes multisalles, pensait que si son personnage n’était pas mort à la fin, il aurait fait encore plus d’entrées. L’année suivante avec « L’as des as » de Gérard Oury, il atteindra le sommet de tickets vendus sur son nom.
Le système Cerito Films est à son apogée.

NOTE : 13/20

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