Synopsis

Nous sommes le soir dans une maisonnette, un homme et son fils s’apprêtent à passer à table. Quand on tape à la porte. Un certain Thompson se présente et demande à Django de le suivre quand celui-ci lui tourne le dos  pour prendre son chapeau il est abattu de 3 balles puis le feu est mis à la maison. Quelques vingt ans plus tard Jeff Tracy arrive dans une ville tenue par un clan de le chef se nomme Clay Ferguson. Ce dernier veut mettre la main sur les fermes situées autour de la ville mais une opposition incarnée par un certain Thompson n’a pas l’intention de céder aux intimidations de Ferguson…

CRITIQUE

Nous sommes en 1967. Le film « Django » de Sergio Corbucci date de 1966. Et c’est déjà le 8éme avatar qui tourne autour du personnage initial. C’est dire la capacité de réaction des producteurs italiens à fondre sur un filon jusqu’à l’épuiser. Ne parlons pas de la capacité des distributeurs français qui n’hésitent pas à faire prendre la vessie du fils de Django pour la lanterne Django.

Donc Django a un fils. On se demande bien qui peut-être la mère? Pourquoi est-elle absente dans le film? Comment Django peut-il être devenu aussi naïf au point de se faire tirer dans le dos?
Déjà toutes ses questions nous embrouillent l’esprit alors que le film n’a pas trois minutes.

Autant dire de suite que les réponses ne viendront pas. Et que s’il était agi du fils de Trucmuche cela n’aurait guère changé les choses. Si encore il avait été déterrer le cercueil contenant la gatling de son père, il n’y aurait eu guère de doute, c’eût bien été le fils de son père.  Mais pas du tout. On finit par croire que le défunt Django n’est qu’un homonyme au personnage représenté par Franco Nero.

Pour ajouter à tout cela le très obscur signore Osvaldo Civirani (1917-2008) (20 films au compteur quand même!) n’a pas un grand talent (doux euphémisme). Il se contente de filmer son scénario sans aucune ambition. C’est plat, convenu, et rébarbatif.
Gabriele Tinti a un charisme assez relatif, le reste de la distribution est du même tonneau.

Reste la musique de Piero Umiliani.
Sans parvenir aux sommets d’Ennio Morricone (1928-2020) qui un an auparavant composait la dantesque colonne sonora de « Le bon, le brute et le truand » (« Il buono, il brutto, il cattivo« ) (1966) de Sergio Leone, il rehausse un peu le film rien que par ses notes et son orchestration.

rueducine.com-le-retour-de-django-picture

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

Dans le saloon de Ferguson une chanteuse et deux musiciens répètent une chanson. Un summum du kitsch et de post synchronisation aléatoire…

L’ANECDOTE

Piero Umiliani (1926-2001) ce florentin en dépit de l’interdiction fasciste d’importer de la musique américaine, écoute du jazz. Puis après de belles études musicales à Florence puis Rome, il joue dans un orchestre de jazz. Il côtoie Oscar Valdambrini grand trompettiste de jazz italien qui a travaillé pour Ennio Morricone lors d’enregistrements de musiques de films.
Piero Umiliani est célèbre pour son air « Mah Nà Mah Nà » tiré du film « Svezia, inferno e paradiso » (1968) et interprétée par Alessandro Alessandroni chef de l’octet de voix « I cantori moderni » autre collaborateur assidu d’Ennio Morricone.

NOTE : 08/20

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