Synopsis

Années 1950, la comtesse veuve de Saint-Fiacre a reçu une lettre de menace lui annonçant sa mort avant le mercredi des cendres. Ayant connu enfant Jules Maigret aujourd’hui vénérable commissaire du 36 quai des orfèvres, elle le prie de bien vouloir enquêter sur la personne qui lui envoie cette lettre anonyme. Arrivé au château des Saint-Fiacre, Maigret s’aperçoit que la splendeur d’antan a fait place à une demeure vidée de son mobilier. Le lendemain jour des cendres, pendant la messe la comtesse décède d’une crise cardiaque…

CRITIQUE

Un an après « Maigret tend un piège » Jean Delannoy récidive avec cet opus et cela n’est pas pour déplaire.

Certes l’atmosphère y est moins noire et glauque, mais le film vaut le détour. Venez donc voir ce Maigret qui retourne sur les terres de son enfance et se laisse parfois submerger par l’émotion que lui suscite ce meurtre pour le moins original.

Face à Jean Gabin impeccable, de formidables acteurs défilent sous nos yeux, comme l’inévitable Paul Frankeur en médecin un brin dilettante.

Michel Auclair parfait cynique et enfant détestable de la comtesse.

Robert Hirsh en amant de la vieille intéressé et enfin Jacques Marin un de nos plus grand seconds rôles à la filmographie longue comme un jour sans pain et reconnu jusqu’aux Amériques où il a tourné les beaufs français vu d’outre atlantique.
Ici il fait un chauffeur-valet de haut vol et au style tout à fait personnel.

L’intrigue tirée d’un roman les plus célèbres de Georges Simenon est menée de main de maître par Jean Delannoy et Rodolphe Maurice-Arlaud son co-scénariste. Les deux hommes parviennent à maintenir le suspens jusqu’au bout du film.

De plus les dialogues comme dans le premier opus sont confiés à Michel Audiard qui se révèle incisif sans tomber dans son auto caricature.

La musique de Jean Prodromidès se révèle un peu vieillotte.

 

Ce film est recensé dans la page : LE FILM POLICIER ET LE THRILLER FRANÇAIS DE 1945 à nos jours.

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

La scène de repas où le commissaire Maigret réunit tous les potentiels suspects et démasque de façon habile le(s) coupable(s).

L’ANECDOTE

Paul Frankeur et Jean Gabin dont l’amitié n’était pas à prouver se tiraient volontiers la bourre dans les films où ils jouaient ensemble. Pas moins de 12! Parmi lesquels quelques grands films « Le désordre et la nuit » de Gilles Grangier, « Razzia sur la chnouf » de Henri Decoin et « Un singe en hiver » de Henri Verneuil.

NOTE : 15/20

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