Synopsis

Wild Bill Hickok fait un cauchemar qui revient incessamment il est attaqué par un énorme bison blanc. Hickok finit par invariablement par prendre les flingues et tirer dans le noir. Cette fois il était dans un train et a vidé son chargeur dans la couchette supérieure heureusement vide. Dans le même temps dans le Dakota un bison blanc féroce saccage le village de Crazy Horse qui perd son fils dans la charge de la bête. Accablé de chagrin, son comportement amène les autres chefs Lakotas à le débaptiser pour le sobriquet de verre de terre, jusqu’à ce qu’il tue de lui-même un bison blanc pour envelopper de sa peau la dépouille de son fils…

CRITIQUE

Le producteur Dino de Laurentiis (1919-2010) fort de son précédent succès « King Kong » (1976) et du succès moindre de « Orca » (1977) de Michael Anderson, mais aussi du phénomène « Les dents de la mer » (« Jaws« ) (1975) de Steven Spielberg produit par Universal, décide de continuer à surfer sur la vague des films d’animaux monstrueux. Et plutôt que de se lancer dans un film à l’ambiance contemporaine (comme les films précédemment cités), c’est dans le western qu’il va situer l’action.

« Le bison blanc » est une adaptation d’un roman de Richard Sale (1911-1993), écrivain, scénariste et réalisateur, publié en 1975 et retranscrit pour le cinéma par lui-même.
Le film est en effet une sorte de « Moby Dick » dans les montagnes du Dakota.
Et finalement ce qui passe le moins ce sont les scènes fantastiques avec le bison blanc. D’une part parce que les effets spéciaux ne sont pas très réussis, d’autre part parce que le western est un genre très ancré dans la terre mais aussi dans l’esprit du spectateur avec une sorte d’immuabilité dans laquelle le fantastique n’a pas sa place.

A noter que le film se situe en grande partie dans la neige. Cet aspect engendre en général des westerns atypiques comme « La chevauchée des bannis » (1959) d’André de Toth, ou du côté de l’Italie « Le Grand Silence » (1968) de Sergio Corbucci

Les scènes de westerns « traditionnel » sont souvent très réussies. Le film fait aussi partie de ces westerns crépusculaires qui s’interrogent sur la violence et notamment celle exercée sur les indiens.
La fin d’une amitié avec Charlie Zane au profit de celle avec Crazy Horse est assez intéressante à suivre.

Charles Bronson (1921-2003) lunettes rondes et aux verres noircis, tient bien son personnage.
Jack Warden (1920-2006) qui interprète l’ami de Hickok est méconnaissable mais toujours aussi bon.
Enfin Will Sampson (1933-1987) fait un Crazy Horse un peu replet mais avec une profonde humanité.

Belle musique signée John Barry.

 

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

Dans une ville un immense amas d’ossements de bisons massacrés pour leur peau est exposé en pleine rue. Il n’est pas que le symbole de la quasi extinction du bison, mais aussi de l’inexorable déclin des indiens face à l’avancée des blancs au long de la conquête de l’ouest.

L’ANECDOTE

Dernier western pour Charles Bronson (1921-2003). Il a quand même largement contribué au genre avec des bons films ou des chefs d’œuvre tels que « Bronco apache » (1954) de Robert Aldrich « Vera Cruz » (1954) de Robert Aldrich, « Le jugement des flèches » (1957) de Samuel Fuller, « Les 7 mercenaires » (1960) de John Sturges, « Il était une fois dans l’ouest » (1968) de Sergio Leone, « Soleil rouge » 1971 de Terence Young, « Le solitaire de Fort Humboldt » (1975) de Tom Gries, « C’est arrivé entre midi et trois heures » (1976) de Frank D. Gilroy.

NOTE : 13/20

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