Synopsis

Début des années 1980 au Havre, le commissaire de police Novak pour entrer en contact avec Hélène Valanger, une secrétaire du premier adjoint au maire, lui crève les pneus. Il abandonne chez elle volontairement sa montre pour avoir une bonne raison de revenir la voir. Ils passent le lendemain ensemble jusqu’à ce qu’elle lui dise fortuitement qu’elle travaille à la mairie. A ce moment Novak lui annonce qu’il est reporter et qu’il aurait besoin de tuyaux sur Alioti, le maire de la ville, dont une réputation sulfureuse de trafics en tous genres l’auréole. Ce n’est visiblement pas la première fois qu’on lui demande ce genre de service. Elle refuse. Novak apprend que le mari d’Hélène a une maîtresse. Un de ses adjoint par un appel de téléphone anonyme envoie Hélène sur les lieux de l’adultère…

CRITIQUE

Premier film de ce réalisateur peu prolifique au cinéma.

Deux films en tout et pour tout à ce jour.
Ce film est un polar ayant pour inspiration la fin du giscardisme, c’est à dire qui mêle la politique à une enquête. Quelques films dans cette veine ont été tourné « Adieu poulet » (1975) de Pierre Granier-Deferre, « Le juge Fayard dit le shériff » de Yves Boisset (1977), « Mort d’un pourri » de Georges Lautner, « Un si joli village » (1979) d’Etienne Périer, « La femme flic » (1979) d’Yves Boisset « 3 hommes à abattre » (1980) de Jacques Deray…

Ici c’est le maire de la ville du Havre qui est impliqué dans un trafic d’héroïne.

Film efficace qui s’interroge sur les méthodes policières qui vont bouleverser une vie rangée d’une secrétaire: Séparation d’avec son conjoint, saccage du domicile, assassinat de sa sœur.

Le commissaire Novak interprété de façon magistrale par Victor Lanoux n’hésite pas à pratiquer la manipulation et l’interrogatoire musclé dans ses locaux pour parvenir à ses fins.
Marlène Jobert a ce qu’il faut de fragilité pour que le spectateur soit compatissant aux malheurs qui s’abattent sur elle.

Alain Bonnot nous offre quelques vues du Havre encore industriel au début du marasme économique qui a vu la ville et sa population s’appauvrir.

Le film est illustré musicalement par un jazz mélancolique mais néanmoins appréciable.

On peut regretter cependant une fin un peu bâclée avec une longue scène éthylique de Marlène Jobert qui  ne mène nulle part.

Ce film est recensé dans la page : LE FILM POLICIER ET LE THRILLER FRANÇAIS DE 1945 à 2015.

 

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

Hélène va chercher les dossiers que lui réclame Novak à la fermeture des bureaux. On sait qu’elle va se faire prendre. Elle se fait effectivement prendre. Mais la scène est quand même prenante.

L’ANECDOTE

Alain Bonnot tournera en 1984 un second film pour le cinéma avec Annie Girardot: « Liste noire » qui sera un gros échec critique et public.

NOTE : 13/20

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