CORLEONE À BROOKLYN
- Biagio Pelligra, Laura Belli, Mario Merola, Maurizio Merli, Van Johnson, Venantino Venantini
- Umberto Lenzi
- Mafia, Poliziottesco
- 1979
- Da Corleone a Brooklyn
- Italie
- Anselmo Manciori, Umberto Lenzi, Vicenzo Mannino
- Franco Micalizzi
Synopsis
Palerme années 1970, Salvatore Santoro un boss mafieux est abattu dans le marché de la Vucciria. Mais celui-ci était surveillé de près par la police. Le commando d’assassins après une course poursuite dans les ruelles du centre ville de la capitale sicilienne est finalement arrêté. Le commissaire Berni venu de Rome pour arrêter le boss mafieux Barresi comprend que ce dernier est entrain d’éliminer ses concurrents. Mais Barresi est à New-York sous une fausse identité pour éviter que la police italienne fasse le rapprochement entre lui et l’assassinat du boss mafieux. Mais la police de New-York vient l’arrêter dans un restaurant pour possessions de faux papiers…
CRITIQUE
Umberto Lenzi (1931-2017) a déjà tourné plusieurs films de ce filone (genre en italien). Dont un parmi les plus réussis du genre : »La rançon de la peur » (« Milano odia : La polizia non può sparare« ) (1974).
Tout d’abord le film bénéficie d’un budget confortable sans être non plus opulent.
Enfin Maurizio Merli (1940-1989) acteur très limité, allonge (un peu) sa palette de jeu. Il tourne une des ses meilleures prestations. Il est aidé en cela par des dialogues plus travaillés et moins néo-fascistes, laissant de côté les aspects du « justicier » seul contre tous, dont il est le grand représentant en Italie.
Enfin il se dépayse à New-York (Brooklyn) ce qui est onéreux et peu goûté des producteurs italiens qui financent les filone, et sont paradoxalement avaricieux.

C’est un assassin sans pitié pour ses concurrents; il tue par procuration et se met à distance de ses meurtres. Mais c’est un homme sensible à l’injustice lorsqu’il la voit ou l’expérimente. Il est, de plus, courageux face à la violence, notamment la violence carcérale.
Mais nous sommes en Italie et il est hors de question d’en faire un héros ou un personnage positif contrairement à ce que fait le cinéma américain qui aime faire des mafieux des personnages « romantiques » qui deviennent des icônes.




